Lundi 16 Mai 2022
C'est aujourd'hui la fête de Saint Honoré
évêque d'Amiens (✝ 600)
Évêque d'Amiens, sans doute, il fut honoré au XIe siècle tant et si bien que sa renommée s'étendit à Paris où des picards émigrés lui construisirent une église.
La rue Saint Honoré et le faubourg Saint Honoré l'ont rendu célèbre dans le monde entier, tout autant que la pâtisserie qui porte ce nom. Pour le reste, il nous est difficile de dire ce que sont les hautes qualités qui lui valurent un tel culte.
Au XVe siècle, fut érigée à Paris, en l'église Saint-Honoré le première confrérie de Boulangers.
Honoré naquit au village de Port-le-Grand, en Ponthieu, au début du VIe siècle.
Quand ce jeune homme dissipé annonça à sa nourrice qu'il voulait devenir prêtre, elle était en train de faire cuire son pain. "Et quand ma pelle aura des feuilles, tu seras évêque !" se moqua la brave femme. Sous ses yeux ébahis, la pelle se mit à reverdir. En souvenir de ce miracle, en 1202, un boulanger parisien offrit 9 arpents de terre pour construire une chapelle à saint Honoré qui devint ainsi le saint patron des boulangers. (Cuisine à la française - Histoire de la cuisine - Les saints culinaires)
À Amiens, vers 600, saint Honoré, évêque.
Martyrologe romain
Si beaucoup de monde ignore ce saint, ils connaissent sûrement le délicieux gâteau du même nom.
Le gâteau que nous connaissons actuellement doit donc son nom au saint patron des boulangers-pâtissiers, saint Honoré. Inventé autour de 1850 par un jeune pâtissier des boulangeries-pâtisseries Chiboust, le Saint-Honoré ressemblait d’abord à une grosse brioche fourrée de crème pâtissière. Lorsque Auguste Julien, le jeune pâtissier en question, fonde sa propre pâtisserie, il revoit la recette, elle devient celle que nous connaissons encore aujourd’hui.
Le Saint-Honoré est constitué d’un fond de pâte feuilletée, sablée ou brisée, de choux garnis, de crème pâtissière et de caramel. Le gâteau est finalisé en emplissant le centre de crème Chiboust ou plus généralement de crème chantilly.
1 pâte feuilletée
Beurre
Pour la pâte à choux :
125 g de farine tamisée
3 œufs
80 g de beurre
1 cuillerée à café de sucre semoule
1 pincée de sel
Pour la chantilly :
30 cl de crème liquide entière très froide
3 sachets de sucre vanillé
1 sachet de Chantifix
Pour le caramel :
100 g de sucre semoule
– Préchauffez le four à 200 degré (th. 6-7)
– Déroulez la pâte feuilletée et découpez un rectangle de 20×30 cm. Enfournez le 15 mn entre deux plaques de cuisson beurrées. Laissez refroidir.
– Préparez la pâte à choux : faites chauffer le beurre, 25 cl d’eau, le sel et le sucre dans une casserole. Dès que le beurre est fondu, versez la farine d’un seul coup et mélangez avec une cuillère en bois jusqu’à ce que la pâte forme une boule et se détache des parois. Incorporez les œufs un à un hors du feu, en mélangeant après chaque ajout jusqu’à ce que la boule se reforme.
– Formez 8 à 10 choux sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé à l’aide d’une poche à douille. Enfournez pour 20 minutes en surveillant la fin de la cuisson. N’ouvrez pas le four en cours de cuisson pour éviter que les choux retombent.
– Montez la crème chantilly avec le sucre vanillée. Ajoutez le Chantifix pour qu’elle reste ferme.
– Ouvrez les choux en deux. Garnissez la base de Chantilly puis replacez le chapeau.
– Réalisez le caramel: dans une poêle antiadhésive, faites fondre à feu doux le sucre sec sans y toucher afin d’obtenir un caramel doré.
– Trempez les choux dans le caramel, collez-les sur le tour du rectangle de pâte feuilletée. Décorez le gâteau avec le reste de chantilly.
Bon appétit !
C'était le gâteau que préférait mon grand-père, il clôturait tous les repas de fête, j'avoue que je n'ai pas expérimenté la recette qui est un peu compliquée, quand j'ai envie d'en déguster un, je le commande chez mon pâtissier, il est toujours excellent !