Il y a souvent une tendance à opposer la science et la foi.
Pourtant, depuis le début de l’ère chrétienne, de nombreux fidèles engagés ont aussi énormément contribué à la science. Tous n’ont pas gérer la dualité science et foi de la même façon, certains mettant l’un au service de l’autre, d’autres trouvant un équilibre entre les deux ou au contraire en les dissociant nettement. Certains d’entre eux ont été canonisés ou sont en route vers la canonisation.
Comme toujours les cathos ont répondus présent !
Hildegarde de Bingen recevant l'inspiration divine, manuscrit médiéval
Sainte Hildegarde de Bingen
Naturopathe avant l’heure, cette célèbre abbesse rhénane du XIIe siècle, proclamée docteur de l’Église le 7 octobre 2012, a répertorié plus de 300 espèces de différentes plantes.
Albert Le Grand
Justus van Gent
Saint Albert le Grand
Frère prêcheur, évêque de Ratisbonne au XIIIe siècle, saint Albert le Grand a réalisé d’importants travaux en minéralogie et en botanique. Ce docteur de l'Église a également écrit de nombreux ouvrages sur la géographie, l'astronomie, la zoologie, la musique et la philosophie, la plupart avec une précision remarquable.
Niels Stensen
Bienheureux Niels Stensen
"Si l’on refuse de regarder le travail de la nature, si on se contente de lire ce que d’autres ont écrit, on pèche contre la majesté de Dieu", disait le bienheureux Niels Stensen, dont le parcours et la conversion au catholicisme au XVIIe siècle démontrent que la science bien faite n'éloigne pas de Dieu, mais nous en rapproche. Les travaux de cet évêque de Titiopolis, en Grèce, ont conduit aux domaines de la paléontologie et de la cristallographie et ont contribué de manière significative à l'étude de l'anatomie. En outre, le canal d'évacuation dans la bouche de la salive produite par la glande parotide porte le nom de ce Danois.
Joseph Moscati
Ce laïc italien était un médecin qui a servi les pauvres gratuitement et qui a risqué sa vie pour sauver des patients âgés lors d'une éruption volcanique du mont Vésuve le 8 avril 1906. Il a été un pionnier dans le domaine de la biochimie et ses recherches ont conduit (entre autres) à l'utilisation de l'insuline comme traitement du diabète.
Vénérable Jérôme Lejeune
En 2021, le pape François a reconnu les vertus héroïques du professeur Jérôme Lejeune, médecin et professeur de génétique à l’origine de la découverte de la trisomie 21. Cela l'a conduit à remporter en 1969 le prix William Allen pour ses contributions importantes à la connaissance de la génétique humaines. En plus de ses recherches scientifiques, Jérôme Lejeune était un ardent défenseur de la vie, particulièrement soucieux de défendre les enfants à naître menacés par leurs diagnostics génétiques prénataux.
La nomination de sœur Helen Alford le 1er avril n'est pas un poisson d'avril, voici ce que pense ce docteur en ingénierie elle nous redonne un peu le moral, et nous lui souhaitons bonne chance et surtout bon courage.
Sœur Helen Alford
[...]L’une des choses essentielles que l’Église peut faire est de donner aux personnes une vision différente. Si les gens peuvent voir le monde différemment, ils peuvent changer les paramètres pour concevoir la technologie différemment. L’Église peut ouvrir l’esprit des gens.
D’une certaine manière, c’est ce que l’Évangile a toujours fait : donner aux personnes le sentiment qu’il existe un autre monde. En fin de compte, nous savons qu’il y aura un autre monde final, mais nous voulons montrer que même dans notre monde actuel, les choses peuvent être meilleures à cause de la présence de la grâce, de l’enseignement du Christ, de la communauté de foi et de bien d’autres choses encore.[...]
Parmi les scientifiques qui ont contribué à élaborer la théorie du Big Bang, Mgr Georges Lemaître est l’un des plus importants. Pourtant, cet astrophysicien est méconnu auprès du public. Voici un rapide portrait de cet homme d’exception.
Il s’initie à une nouvelle théorie révolutionnaire, la relativité générale développée par Albert Einstein.
En 1925, il développe des solutions aux équations d’Einstein prévoyant un Univers en expansion. Il est le deuxième à élaborer ce type de solutions après le russe Alexandre Friedman, dont les travaux avaient été publiés dans une revue russe. Il soumet la même année une thèse de doctorat au Massachusetts Institute of Technology sur un thème similaire, qui sera accepté en 1926.