Par Liviaaugustae
Et pour accompagner ce merveilleux poème, je vous invite à écouter le Notturno de Schubert, lien ci-dessous :
http://www.youtube.com/watch?v=BBh5UChNO5Y
Soleil couchant sur les ajoncs, dans les Côtes d’Armor…
(photo perso)
Soleil couchant
Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l’âpre sommet que le couchant allume ;
Au loin, brillante encor par sa barre d’écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.
A mes pieds c’est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l’homme est rentré sous le chaume qui fume.
Seul, l’Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l’Océan s’unit.
Quand l’ombre descend au-dessus de la mer…
Alors, comme du fond d’un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.
L’horizon tout entier s’enveloppe dans l’ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d’or de son rouge éventail.
HEREDIA
(Les Trophées)
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