L’adoration des Bergers, lors de la Nativité, par Geoges de La Tour vers 1644.
Dans de nombreuses régions, on assurait que des trésors pouvaient être découverts seulement la nuit de Noël. Quelques exemples…
En Bretagne, les menhirs et les dolmens iraient, dit-on, boire cette nuit-là l’eau des rivières, dégageant l’or caché à leur pied (par exemple les menhirs de Plouhinec à la rivière d’Ethel). Mais il était fort dangereux d’aller chercher ces richesses car on risquait d’être écrasé par le retour des pierres si l’on n’était pas assez rapide… ou trop cupide.
Tous les sept Noëls, s’ouvrirait aussi la montagne du Roc’h-Karlez, entre Saint-Michel-en-Grève et Saint-Efflam : une ville magnifique apparaîtrait, avec ses rues illuminées. Mais pour la faire sortir de son tombeau, il faudrait être assez hardi pour s’y enfoncer au premier coup de minuit et assez agile pour être sorti au douzième coup…
En Champagne, le trésor du Diable serait caché à la Saboterie, au lieu-dit La Cabre-d’Or, et l’on pourrait s’en emparer pendant la nuit de Noël, le Diable étant obligé de rester en enfer sans pouvoir en sortir pendant toute la durée de la messe de minuit.
Le fabuleux trésor des templiers, dissimulé dit-on dans les souterrains du château de Gisors, appartiendrait seulement à celui qui le découvrira pendant les quelques instants que dure la lecture de la généalogie du Christ, lors de la messe de minuit à Noël.
En Sologne, le dolmen appelé Pierre-de-Minuit, à Pontlevoy s’ouvrirait comme une porte cette nuit-là sur un monde magique peuplé de fées et regorgeant d’or et de pierreries. Mais celui qui s’y aventurerait perd l’esprit et la pierre se referme sur lui.
Quant au dolmen du Val-d’Enfer, à Saint-Hilaire-la-Gravelle, il s’ouvrirait aussi la nuit de Noël, dévoilant de grandes richesses dans des salles souterraines. Mais on ne peut y entrer qu’au premier coup de minuit et il faut être ressorti avant le douzième...
Dans toutes les régions de France, les animaux recevaient cette nuit-là double ration de grain, de foin ou de fourrage pour qu’ils participent eux aussi à la fête. Puis on les laissait seuls à l’étable. Car, disait-on, ils étaient pourvus pendant la nuit de Noël (entre onze heures et minuit seulement dans certaines régions comme les Ardennes) du don de la parole. Du moins l’âne et le bœuf, en souvenir de leur aide deux mille ans plus tôt.
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On disait en Bretagne que la bûche de Noël allumée pendant la veillée servait à réchauffer les morts qui descendaient cette nuit-là sur la Terre. |
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