Par Liviaaugustae
« De part et d’autre du fleuve, il y a des arbres de Vie qui fructifient douze fois par an ; et leurs feuilles peuvent guérir les plaies. »
Apocalypse 22, 29.
Le Baptême du Christ
Fresque de Martin Knoller (1772)
Les voûtes de la vaste, grandiose et lumineuse église abbatiale de Neresheim en Wutemberg, dans la vallée du Danube, sont couvertes de fresques colorées contrastant avec la blancheur des murs et des piliers. Le Baptême du Christ, orne la demi-coupole du bras nord du transept.
Jésus est représenté agenouillé avec humilité pour être baptisé par son cousin Jen-Baptiste. Vrai Dieu, Il est aussi vrai homme (ce que symbolise son manteau bleu tenu par un ange) et demande à Jean de Le baptiser, alors qu’Il est Lui-même l’auteur du sacrement de baptême. Le bleu du manteau est exactement le même que celui du cial : cela signifie que le Christ qui est Dieu, est l’auteur de la Création. A droite, trois candidats au baptême commencent à se déshabiller.
Dans le paysage bucolique et verdoyant, une source coule sous les pieds du Christ : elle symbolise le Jourdain, mais aussi le baptême source de grâces pour les hommes. Les arbres qui poussent sur ses rives évoquent le fleuve de Vie limpide comme du cristal, au chapitre 22 de l’Apocalypse, et les fruits innombrables portés par les sacrements.
Fondée en 1096, l’abbaye de Neresheim a été entièrement reconstruite au XVIIIe siècle, comme on l’a fait à l’époque dans toute la vallée du Danube en Bavière et en Autriche entre 1747 et 1792, par Balthasar Neumann, un des meilleurs architectes baroques d’Allemagne du Sud. Toutes les fresques sont de Martin Knoller un Tyrolien, qui les réalisa de 1770 à 1775.

La banderole enroulée autour de la Croix de Jean-Baptiste porte les mots en latin prononcés par lui et répétés depuis deux mille ans à la messe : « Ecce Agnus Dei qui tollit peccata mundi » (Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde).

Un bel ange drapé de rose, voie que la lumière est envoyée par le Père Eternel sur son Fils.

Jean-Baptiste baptise Jésus en versant de l’eau du Jourdain sur son front avec une coquille, qui est la façon de baptiser dans l’Eglise catholique en Occident.
Marie-Gabrielle LEBLANC
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