C’est pour elle, que Jean Cocteau inventa le terme de « monstre sacré ». !
Sarah Bernardt portrait par Nadar (1864)
Dans le rôle de Dona Maria (Ruy Blas)
Madame Sarah Bernardt est une actrice française née le 25 septembre 1844 et morte le 26 mars 1923 à Paris.
Elle fut surnommée « la Voix d’or » (expression de Victor Hugo) ou « la Divine » mais aussi « la Scandaleuse ».
Considérée par beaucoup, comme une des plus grandes tragédiennes françaises du XIXe siècle, elle fut la première comédienne à avoir fait des tournées triomphales sur les cinq continents. » Sa mère était courtisane, elle n’a jamais connu son père. Dans le but de prouver sa citoyenneté française elle se créa un faux acte de naissance, et le nom du père variait…
Elle passe son enfance chez une nourrice bretonne à Quimperlé où elle ne parle que le breton.
Le Duc de Morny, l’amant de sa tante, pourvoit à son éducation en l’inscrivant dans l’institution de Melle Fressard puis elle entre au couvent des Grand-Champs à Versailles. Elle devient mystique, et y joue son premier rôle, un ange, dans un petit spectacle. Elle reçoit le Baptême et envisage même d’entrer au couvent, comme religieuse.
Mais à quatorze ans elle quitte la vie monacale et passe le concours du Conservatoire où elle reçue.
« Tout le monde m’avait donné des conseils, mais personne ne m’avait donné « un conseil ».
Elle prend des leçons d’escrime, dont elle tirera profit dans ses rôles masculins « Hamlet ».
Elle a inspiré à Marcel Proust le personnage de La Berma dans : A la recherche du temps perdu.
Dans ses mémoires (Si j’ai bonne mémoire), Sacha Guitry l’évoque ainsi :
« Madame Sarah jouait un grand rôle dans notre existence […] Que l’on décrive avec exactitude et drôlerie – ainsi que Jules Renard l’a fait dans son admirable journal – sa maison, ses repas, ses accueils surprenants, ses lubies, ses excentricités, ses mensonges extraordinaires, […] mais qu’on veuille la comparer à d’autres actrices, qu’on la discute ou qu’on la blâme, cela m’est odieux […] Ils croient qu’elle était une actrice de son époque. […] Ils ne devinent donc pas que si elle revenait, elle serait de leur époque. »
On attribut ces mots à Sarah Bernardt :
« Il faut haïr très peu, car c’est très fatiguant. Il faut mépriser, beaucoup, pardonner souvent, mais ne jamais oublier. »
Une jeune comédienne déclare à Sarah Bernardt, qu’elle avait joué plusieurs fois et n’avait même plus le trac, cette dernière lui répondit : « Ne vous en faites pas, le trac, cela viendra avec le talent. »
Elle joua plus d’une centaine de pièces, et joua dans une vingtaine de films.
Elle eut une grande activité : elle écrivit des pièces, elle peignit et s’intéressa à la sculpture.
Texte et images wikipédia
C’est en lisant un roman policier, écrit par un auteur breton, dans lequel les protagonistes se retrouvent à la maison de Sarah Bernardt, à Belle-Ile que j’ai eu envie d’aller chercher quelques renseignements sur cette artiste qui fit grand bruit, non seulement par son talent comme actrice, mais aussi par sa vie mouvementée et pleine de fulgurances !
Liviaaugustae