Cacaoyer en Guadeloupe.
Aussi appelé cacao ou cacaotier, le cacaoyer est un petit arbre à feuilles persistantes du genre (theobroma) de la famille des Sterculiacés, selon la classification classique…
Il produit des fèves comestibles aux saveurs différentes suivant les variétés de cacaoyer, à partir desquelles est fabriqué le cacao, le produit de base du chocolat.
Le cacaoyer est une espèce tropicale originaire du Mexique domestiqué il y a environ 3000 ans, très probablement au départ pour la confection d’une boisson fermentée, donc alcoolisée. Il pousse naturellement da ns le bassin de l’Orénoque et de l’Amazonie, au pied de la Cordillère des Andes sur des collines à basse altitude, (entre 200 et 400 mètres), dans les forêts fluviales à l’ombre de la canopée formée par la végétation plus haute.
Il mesure entre 10 et 15 mètres de haut, généralement taillé à 6 ou 8 mètres, cauliflore à feuilles persistantes.
Fleurs de cacaoyer.
Il fleurit à partir de 3 ans et donne fleurs, fruits et feuilles tout au long de l’année. L’arbre peut produire jusqu’à 1000 000 fleurs de couleur blanche légèrement rosée. Elles apparaissent toute l’année sur les renflements du bois de l’arbre, appelés coussinets floraux. Par conséquent, on trouve au même moment des fleurs et des fruits sur l’arbre.
Les cabosses sur le tronc de l’arbre.
Ces fruits, les cabosses, sont de grosses baies de formes allongées qui ressemblent à des ballons de football américain. Chaque cabosse peut peser jusqu’à 400 gr pour 15 à 20 cm de long. Elles ont la particularité de grossir à la fois sur les branches maîtresses mais aussi directement sur le tronc de l’arbre. Un arbre donne en moyenne 150 cabosses par an, ce qui donne près de 6 kg de cacao.
Les cabosses contiennent de nombreuses graines regroupées en épis et appelées fèves de cacao riche en amidon, en matière grasse et en alcaloïdes.
Les graines dans une cabosse.
Chaque graine mûre est entourée d’une pulpe appelée « mucilage ». Il est blanc, aqueux et sucré, il constitue une protubérance de la testa qui conditionne la fermentation nécessaire à la production du cacao marchand. Après fermentation et torréfaction, ces graines sont utilisées pour la fabrication du cacao et du chocolat.
Texte et images wikipédia.
Dans mon enfance, chez mes grands-parents à la campagne (en Guadeloupe) il y avait des cacaoyers. Les enfants, étaient priés d’aider à la cueillette des cabosses.
Ce n’était pas une mince affaire ! Sur ces arbres, une grande quantité de fourmis rouges montaient et descendaient en continue, et si une main, se trouvait sur leur passage et les dérangeait, elles mordaient sans sommation ! Une morsure qui entraînait leur mort, mais qui faisait souffrir le mordu.
Prudemment, je me contentais de tenir le panier dans lequel grand-mère et mes tantes déposaient le butin prit sur l’arbre.
Ce sont de très bons souvenirs, mes cousins, ma fratrie et moi, avons passé de merveilleux moments chez nos grands-parents…
Car après la cueillette et la préparation des fèves, nous dégustions les plus délicieuses crèmes au chocolat, jamais réalisées…
Vous savez tout sur le cacaoyer et sur le chocolat, sans fourmis, et sans morsures.
Liviaauguste