Par Liviaaugustae
La rosace de la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soisson.
Le déambulatoire de la cathédrale de Soisson…
LA CATEDRALE
L’art du verre n’est pas à proprement parler une invention de l’époque gothique, même s’il y trouve ses plus belles expressions. Déjà connu des Romains, l’usage du vitrail, très onéreux, est un luxe. Il s’impose progressivement à partir du Xe siècle, remplaçant les fresques, pour atteindre son apogée au temps des cathédrales et devenir un élément essentiel du décor, le comble de la magnificence.
Les vitraux, comme les sculptures, parlent à l’homme du Moyen Âge. En général, les verrières basses, situées à portée de regard, illustrent la vie du Christ et de la Vierge selon les Evangiles ou encore l’Apocalypse et le jugement dernier.
Les fenêtres, hautes, mettent plutôt en scène d’imposants personnages, saints, apôtres présentés debout ou assis.
Quand aux rosaces, elles cristallisent avec délicatesse, entre leurs pétales de pierre, une image de la perfection sans doute ressentie comme solaire. Le cercle apparaît aussi important dans la cathédrale que l’élan vertical des voûtes.
Il n’est autre qu’un point qui se développe sans commencement ni fin, soit le symbole de l’absolu et de l’infini. Au Moyen Âge, il représente le Ciel, la lumière de Dieu et celle du Christ, autant que le mouvement des astres au firmament. […]
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