Hier je vous parlais des extraterrestres, j'ai lu un autre article qui m'a fait un peu flippé car les robots sont déjà arrivés parmi nous et ce depuis longtemps !
Ci -dessous, un extrait du texte de Laurence Devilliers professeur spécialiste de l'IA, que j'ai découvert au cours d'une lecture.
[...] il faudra apprendre a en faire bon usage et à remettre en question les réponses qu'il produit. Face à ChatGPT, nous sommes soit enthousiastes, soit inquiets pour le futur des métiers ou pour l'éducation des enfants (ce dernier cas de figure c'est mon cas)...
L'IA générative pourrait rendre de grands services dans de nombreux métiers, à condition de savoir s'en servir. Si je pose une question précise, il va trouver des réponses, mais attention, le système répond sans donner aucune source. Il est même capable d'en générer des fausses. Il n'a pas été créé pour répondre ce qui est vrai, mais pour générer ce qui est probable. Il peut être très utile et faire gagner du temps, mais le diables est dans les détails ; il peut vous donner des informations fausses sur quelqu'un ou produire un texte absurde.[...]
J'avoue que cet IA me fiche la pétoche ! Il y aura sûrement des manipulateurs qui feront des horreurs avec elle !
J'ai concocté après mes deux lectures sur les extraterrestres, un petit conte avec des robots que je vous offre ci-dessous
Livia
Un robot...
C'était par une sombre de nuit d'octobre, le vent courait en hurlant sur la lande emplissant la nuit de clameurs, on avait par moments l'impression que la vieille maison tremblait sous ses coups de boutoir répétés.
Dans la salle à manger son souffle s'infiltrait par les fenêtres mal jointes et faisait danser les flammes dans la cheminée.
La cloche de la porte tinta, mes parents et moi nous nous regardâmes en nous demandant qui pouvait bien venir sonner à cette heure tardive par cette nuit de tempête ?
Mais comme elle retentissait à nouveau, mon père pria Loïc, notre vieux serviteur d'aller voir, curieuse, je suivis Loïc et c'est moi qui ouvris le judas pour voir qui se tenait derrière cette porte, je ne vis qu'une grande silhouette filiforme emmitouflée dans un manteau à capuche, en fait on ne distinguait pas grand chose avec la pluie qui frappait la porte avec rage.
L'homme demanda très poliment d'une voix chaude et profonde l'hospitalité pour la nuit la visibilité étant nulle il risquait un accident.
Pouvais-je laisser dehors quelqu'un au milieu de cette tempête, je priai Loïc d'ouvrir le battant et le vent s'engouffra dans le hall faisant entrer en même temps, des brindilles et des feuilles, l'homme entra sans se faire prier d'avantage et aida Loïc à refermer le vantail que le vent poussait avec force.
Puis il se secoua et fit tomber sa capuche...
C'était un beau jeune homme brun aux yeux verts, avec un beau sourire il me tendit la main et se présenta : Skyl Jo, intimidée par ce sourire éclatant et ces yeux verts perçants je balbutiai mon prénom : Eloïse et le priai de me suivre je le conduisis dans la salle à manger, où attendaient mes parents tandis que leur potage refroidissait dans leur assiette.
Il salua mes parents et se présenta à nouveaux, mon père lui proposa de partager notre repas, mais il déclina l'invitation, disant qu'il avait déjà dîné, il s'assit loin de la cheminée, sans dire un mot, mais il fixait les flammes avec tant d'intensité, que j'eus l'impression de les voir se cabrer et gronder plus fort.
Sa présence silencieuse provoquait chez nous un sentiment de malaise. Nous ne parlions pas non plus et nos regards étaient attirés vers lui comme par un puissant aimant.
Qui donc était cet homme et d'où venait-il ? Avions-nous bien fait de lui offrir l'hospitalité ?
Il n'avait pas de bagage, rien qu'un tout petit sac pendu à sa ceinture, il dormirait sûrement tout nu cette nuit et cette pensée me fit rougir.
Après le dîner mon père lui proposa un cigare et un cognac, il déclina l'offre, non merci, il ne buvait pas et ne fumait pas, cependant si nous avions l'obligeance de lui montrer sa chambre, il irait volontiers se coucher car il venait de loin et avait fait un long voyage.
Yvonne, la femme de Loïc le conduisit à l'étage où elle avait préparé la chambre d'ami, la chambre dite bleue, dans laquelle elle avait allumé le feu dans la cheminée, il eut un mouvement de recul en fixant la cheminée, mais ne dit rien, et il ferma la porte en remerciant Yvonne...
Quand je montais je ne pu m'empêcher de m'arrêter devant sa porte pour écouter, j'entendis juste un bourdonnement accompagné d'un cliquetis !
A pas feutrés je regagnais ma chambre à côté, le feu se mourrait dans la cheminée et le froid commençait à se faire sentir, après un brin de toilette rapide j'enfilais mon pyjama et entrais avec délice sous mon édredon que la bouillotte avait réchauffé.
Je commençais à m'endormir lorsque le cliquetis à côté se fit plus fort, c'était comme une conversation en morse, avec qui notre visiteur étrange parlait-il en morse au milieu de la nuit ?
Je voulus en avoir le cœur net et me glissais en frissonnant hors de ma chambre, je crus aussi entendre des bribes de conversation dans une langue inconnue, ce n'était ni anglais, ni espagnol, ni italien, les trois langues que je connaissais et pratiquais à peu près.
Je fis tourner silencieusement le loquet et alors je le vis !
Il n'y avait plus de beau jeune homme, mais on aurait dit un pantin de bois qui tapait sur une tablette, c'était le cliquetis que j'avais entendu, il parlait dans un micro d'une voix gutturale et métallique...
Je poussais un petit cri, alors il se retourna et me fit signe d'avancer, je tremblais comme une feuille que le vent emportait et ne pouvais bouger, j'avais les pieds comme rivés au plancher. Il se leva, il était immense, il vint vers moi et sa main de bois me prit le poignet et me tira dans la chambre glaciale le feu était éteint dans la cheminée, il l'avait sans doute éteint, ce feu risquait de brûler le bois dont il était fait, si c'était vraiment du bois, il n'avait pas l'air en tout cas de souffrir du froid qui régnait dans cette chambre, alors que je grelottais et que mes dents jouaient des castagnettes.
Il me fit asseoir et brusquement devant mes yeux ébahis le beau jeune homme reparu en souriant, voyant combien je grelottais de froid mais aussi de peur, il m'enveloppa dans l'édredon qu'il retira du lit d'un seul coup. Alors il s'assit sur l'autre fauteuil et de sa voix de velours retrouvée, il me dit qu'il venait de Dargovie, c'était un planète sise à des millions d'années lumières de la terre, cette planète subissait en ce moment des transformations dangereuses et les habitants recherchaient un endroit où se réfugier, il faisait parti des chercheurs et la terre lui paraissait intéressante, il me demanda s'il y avait toujours du vent aussi violent, je lui dis que non ce n'était que parce qu'une tempête rôdait sur la mer et frappait les côtes pour le moment.
Il entrouvrit la fenêtre et me dit que c'était quelques un de ses amis, ils étaient trois debout sous la pluie devant la maison, c'était à eux qu'ils s'adressait quand j'étais arrivée, l'un des trois tenait un drôle d'engin, j'ai supposé que c'était avec cet engin-là qu'ils communiquaient.
Les trois robots de mon petit fils qui adore la science fiction...
Il me demanda de garder le silence sur ce que j'avais vu cette nuit, qu'il m'en serait très reconnaissant, il me rassura et me dit que lui et ses congénères n'avaient aucune intentions belliqueuses.
Je m'étais sans doute endormie et lorsque je m'éveillais – dans ma chambre et dans mon lit – le jour se levait, un rai de soleil filtrait à travers les rideaux, j'allais ouvrir les volets et le soleil entra à flots en inondant ma chambre, le ciel lavé par la tempête de la veille, était d'un bleu éclatant, bien que çà et là de petits flocons blancs comme des houppettes se baladaient poussés par la brise venant de la mer, les oiseaux chantaient... c'est alors que je me souvins du visiteur nocturne, je couru vers la chambre bleue, elle était plongée dans l'obscurité, j'ouvris les volets, la chambre n'avait apparemment pas été occupée. Avais-je rêvé la visite de la nuit dernière, rêve aidé par la tempête ?
Tout en dégustant mon petit déjeuner, je demandais à Yvonne si notre visiteur de la nuit était déjà partit, elle me jaugea pour voir si je ne me moquais pas d'elle et répondit en haussant les épaules que personne n'était venu cette nuit, qu'il fallait être fou pour se balader sur la lande avec cette tempête !
Et pourtant, j'avais l'impression diffuse que quelque chose c'était bien passé dans la chambre bleue hier soir tard dans la nuit, car dans le jardin j'avais vu de drôles de traces, c'était un grand cercle imprimé dans l'herbe, qui avait pu faire cela, si ce n'était le vaisseau de notre mystérieux visiteur de la nuit ?
Livia