Par Liviaaugustae
Une belle histoire comme il y en avait beaucoup autrefois dans notre beau pays de France !
Liviaaugustae
La princesse Marie D'Orléans (1837)
Ary Scheffer
Un soir de 1839, au château de Versailles, le roi Louis-Philippe et la reine Marie-Amélie viennent admirer la statue de Jeanne d'Arc réalisée par leur fille Marie d'Orléans.
A la lueur des flambeaux, les souverains contemplent l'image de la sainte dont l'artiste a su rendre toute la dualité guerrière armée et vierge investie.
Marie d'Orléans a étudié la sculpture avec David d'Angers. Son inclination la porte vers la Renaissance italienne et l'époque médiévale. Elle se rend souvent à Notre-Dame de Paris et à Saint Denis (à l'époque, on pouvait encore s'y rendre, sans crainte de se faire agresser) pour admirer l'architecture et les œuvres gothiques.
Elles s'entraîne sur des bas-reliefs pour réaliser un modèle en bronze de Jeanne d'Arc à cheval.
Or à la même époque, le roi mécontent de la maquette d'une statue commandée à Pradier, s'adresse sur les conseils du directeur de Versailles, à sa propre fille. Et Marie se plonge dans le travail. Il lui arrive de se lever la nuit pour sculpter dans son atelier. Le résultat est à la hauteur de ses efforts.
Peinture d'Auguste Vinchon, représentant le roi et la reine devant la statue de leur fille Marie.(1839)
Scheffer écrit : « cette statue est la meilleure statue moderne de Versailles. La noblesse, la simplicité et un admirable caractère féminin la distingue des vulgaires productions qui l'entoure, parce qu'elle porte non seulement le caractère du talent mais surtout l'expression de l'âme élevée de son auteur. »
Moins suspect de partialité, l'auteur orléanais, Léon de Busonnière est tout aussi élogieux : « Quoi de plus imposant que cette jeune fille qui a conservé sous le harnois militaire la candeur des saints, la simplicité des villageoises. A l'aspect de cette femme, on s'arrête, on admire et on prie. Il y a de la foi, il y a de l'âme sous ce marbre. L'artiste a fait jaillir de la matière la méditation et le dévouement. »
Un triomphe pour Marie.
Jeanne d'Arc (1837)
Jeanne d'Arc pleurant à la vue d'un anglais blessé (1834)
Elle mourut à vingt-six ans hélas des suite d'une phtisie, en mettant au monde son enfant elle aurait prononcé ces paroles magnifiques : « voyez ce qu'est la religion ! J'étais heureuse, j'ai vingt six ans et je sais mourir. Et je meurs contente. »
L'ange de la résignation
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