Les jouets dans le coin de la chambre…
(ma photo)
Une histoire de cheval…
Dans un coin de la chambre d’amis, on avait amonceler les jouets
avec lesquels les enfants devenus trop grands ne jouaient plus, mais,
ils y étaient quand même toujours attachés, comme c’était des
souvenirs d’enfance on les gardait dans le coin de cette chambre, car
on a toujours beaucoup de mal à passer le cap de l’enfance vers l’âge
adulte… ces jouets étaient un lien avec cette petite enfance qu’ils
quittaient.
Et dans cet amas de jouets hétéroclites, il y avait un cheval en peluche
qui avait encore fière allure, bien que les enfants aient beaucoup
caracolé sur son dos…
Cependant j’avais la désagréable impression que ce cheval m’épiait, la
tête penchée sur le côté, son œil ne me quittait pas d’un iota et suivait
mes allées et venues dans la chambre, j’essayais de me raisonner, ce
n’était qu’une peluche dont la couleur du poil était un peu passée et
râpée par endroits d’avoir trop servi, mais rien n’y faisait, j’étais
persuadée que sous une apparence de peluche, ce cheval avait une vie
propre et m’épiait, c’était complètement farfelue, mais ce cheval
paraissait bizarre.
Je décidais donc de lui recouvrir la tête avec un plaid afin que je ne
vois plus son œil me suivre tandis que je vaquais dans la chambre.
Durant quelques jours, tout alla bien et j’oubliais complètement cette
peluche.
Et puis une nuit, je crus entendre des bruits bizarres – j’avais
l’impression d’entendre respirer mais il y avait aussi un bruit de pas
tout autour de mon lit – ces bruits étouffés me réveillèrent.
J’allumais la lampe de chevet, le cheval en peluche se baladait dans la
chambre, il avait l’air de sourire tout en me fixant de ses yeux de
cristal marrons, le plaid avec lequel je lui avais recouvert la tête gisait
par terre.
Assise dans le lit, j’étais sidérée et je dois avouer un peu inquiète
aussi durant quelques minutes je restais là sans bouger à suivre les
allées et venues de cette bête qui me narguait toujours avec son petit
sourire narquois.
Agacée, je me levais, m’approchais de la bête pas très sûre de moi et
l’attrapais pour la remettre à sa place dans le coin de la chambre avec
les autres jouets, tout se passa bien, je le recouvris avec le plaid,
j’éteignis la lampe et attendis dans le noir, je ne sais plus très bien
combien de temps, mais il n’y eut plus rien, plus un seul bruit !
Fatiguée je finis par m’endormir.
Quand j’ouvris les yeux le lendemain, le soleil était levé depuis
longtemps et inondait la pièce en rais obliques lumineux…
Le cheval était à sa place, toujours recouvert du plaid !
C’était sans nul doute un mauvais rêve, j’espère seulement qu’il ne se
reproduira plus.
Livia