Je viens de terminer le livre « Une Journée dans la Rome Antique » d'Alberto Angela, j'ai passer avec lui une journée mémorable dans cette Rome Antique, du levé du jour à la tombée de la nuit, en allant à midi manger sur le pouce dans une Popina (resto rapide).
J'ai visité en sa compagnie, la Curia Julia, (Sénat romain) puis après nous avons été au Colisée pour assister a un combat entre un taureau et un homme, un voleur condamné. Vous devinez sans difficulté, qui a été le gagnant... il fut suivi par un combat entre deux gladiateurs célèbres, mais il y en a toujours un qui perd...
Et tandis que le vainqueur est couvert d'applaudissements et d'envoi de fleurs, le corps de l'autre est enlevé dans les entrailles du Colisée. (Ce n'est pas ce que j'ai préféré durant cette journée).
Reconstitution des thermes de Trajan
(image wikipédia)
Reste d'une exèdre des thermes de Trajan...
est-ce dans cette exèdre que se tenait la bibliothèque visitée dans ma journée à Rome ?
* Exèdre
Salle, souvent semi-circulaire, dotée de sièges, où l'on conversait.
(image wikipédia)
Par contre notre incursion dans les Thermes de Trajan m'a énormément plu.
«Passé le vestibule, la première impression est extraordinaire. Nous débouchons sur un portique encadrant un vaste espace à ciel ouvert qui n'est autre qu'un immense bassin...» Les reflets de l'eau habillent les murs de voiles soyeux qui glissent sur les fresques des portiques. De grandes statues en marbre peint peuplent les niches. Nous approchant de la première *exèdre, nous réalisons qu'il s'agit d'une bibliothèque agrémentée d'immenses fenêtres. De grandes tables de lecture en marbre sont disposées au centre. Cette bibliothèque abrite les textes en latin. En face d'elle, une autre réunit les œuvres grecques. Autrement dit, les thermes sont consacrés tout à la fois au plaisirs du corps et à ceux de l'esprit, illustrant la célèbre formule de Juvénal : «Mens sana in copore sano – Un esprit sain dans un corps sain.» (extrait)
Les thermes étaient des lieux où l'on pouvait non seulement se laver, se faire masser, mais on pouvait aussi s'y s'instruire, s'y amuser, ou faire du sport, etc...
Le soir, nous avons banqueté dans une Domus de patricien.
« ces dîners comptent au moins sept services : des hors d'œuvres, trois entrées, deux viandes rôties et des desserts, et à chaque service une débauche d'argenterie. (extrait)
Les convives qui se trouvaient à table ont adoré le repas et mangé avec beaucoup d'appétit tous les mets qu'on leur présentait par exemple :
Des «langoustes au caviar », des «tétines de truies farcies aux oursins», ensuite vinrent des «pieds de dromadaire », puis «du flamand rose dont la viande est agrémentée d'épice de toutes sortes », suivi par des « rossignols aux pétales de roses » ces oiseaux sont farcis avec des abats, des pétales de roses et là aussi beaucoup d'épices, mais il y un petit plus, d'après les conseils donnés dans le «De re coquinaria» d'Apicius, le cuisinier y a rajouté du «defrutum» (concentré de jus de raisin),
Frontispice d'une édition du «De re coquinaria» d'Apicius en 1705
(image wikipédia)
Puis un veau travesti en Ajax, c'est-à-dire qu'il est présenté sur le plat avec la tête recouverte d'un casque, car il y a toute une mise en scène autour des plats dans les grands banquets romains .
Enfin ce furent les desserts : les serviteurs arrivèrent avec un plateau chargé d'un gros gâteau entouré de petites pâtisseries... et enfin les fruits (pommes raisins et figues).
Le tout était arrosé de grands crus de l'Empire.
Mais la journée s'achève, la nuit tombe déjà sur Rome... il faut à regret refermer le livre !
Livia