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Une muse à la cour de Navarre...

 

 

 

 

« Et ta lumière

 

Qui en moi sera toute entière

 

Comme toi me fera légère

 

Tu l'as fait et je t'en mercie

 

Voilà l'état de la bergère

 

Qui suivant d'amour la bannière

 

D'autre chose ne se soucie. »

 

(Extrait d'une de ses œuvres en vers)

 

 

Une muse à la cour de Navarre...

Marguerite de Valois, reine de Navarre vers 1530, immortalisée par Clouet.

 

 

 

Elle est née le 10 avril 1492, elle est la fille de Charles d'Angoulême, branche cadette des Valois, et de Louise de Savoie, une personnalité les plus brillantes de son temps.

 

Louise va tout subordonné, sa fille y compris, pour se consacrer à son fils François (futur François 1er).

 

Frère et sœur reçoivent une éducation parfaite.

 

 

 

Le poète Clément Marot deviens le valet de chambre de Marguerite et attache son sort à celui de la princesse dont la période mondaine débouche sur une crise spirituelle qui la poursuivra sa vie durant.

 

Marguerite va diffuser ses idées grâce à ses premières œuvres lyriques comme dialogue en forme de vision nocturne écrit en 1524. La princesse entre en poésie par la mystique, sa fureur poétique se traduit par une sorte d'extase de la connaissance. Mais François 1er ordonne le mariage de Marguerite avec Henri d'Albret roi de Navarre. Elle devient mère l'année suivante d'une petit Jeanne, mais ses bonheurs ne durent pas, car la Sorbonne fait brûler son livre « Miroir de l'âme pécheresse », jugé hérétique.

 

Consciente des limites de son pouvoir sur François 1er, la reine de Navarre quitte la Cour et se voue à l'écriture et à l'embellissement du château de Pau et à celui de Nérac.

 

 

Une muse à la cour de Navarre...

François 1er et Marguerite de Navarre (1826)

 

Richard Parques Bonington

 

 

 

Quand à « l'Heptameron » son chef-d'œuvre en prose auquel Marguerite travaille depuis 1542, il sera tronqué puis classé dans la littérature grivoise. Ce recueil, comme l'indique son titre, se découpe en sept journées de dix nouvelles chacune. Sans compter deux nouvelles d'une huitième journée. Seule la mort à interrompu Marguerite dans son désir d'écrire son propre Decameron. En une œuvre parfaitement originale, elle brosse une étude sans fard de la société du XVIe siècle et de ses maux.

 

Avec Marguerite de Navarre, les lettres françaises héritent d'un humanisme.

 

 

 

 

 

 

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V
Bonjour,<br /> Magnifique tableau représentant le frère et la soeur.<br /> Et beau portrait d'une femme peu connue finalement.<br /> Cordialement.<br /> Victor
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E
Je ne connaissais pas son talent de poetesse . Il a fallu surement des jaloux pour saccager son oeuvre.<br /> Belle soirée, bises Livia
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L
je découvre avec plaisir
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B
Bonsoir Livia,<br /> Merci d'avoir publié les vers lumineux de cette grande dame malheureusement oubliée et de nous avoir raconté son histoire. J'aime beaucoup le tableau d'ombre et de lumière de Richard Parques Bonington où les attitudes de François 1er et de Marguerite de Navarre sont très spontanés.<br /> Bisous<br /> Blanche<br />  
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É
Bonjour Chantal. J'ignorais moi aussi qu'elle était poète et avait écrit plusieurs ouvrages. Je la connaissais en temps qu'épouse d'Henri IV. Bisous
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