Par Liviaaugustae
Le Cardinal de Fleury, par Hyacinthe Rigaud.
(Image wikipédia)
Premier ministre de Louis XV.
D’origine très modeste, André-Hercule de Fleury est né à Lodève le 22 juin 1653.
Il est cependant introduit à la cour par le cardinal de Bonzi, auquel il succède comme aumônier de la reine Marie-Thérèse en 1677. Après la mort de la reine, « l’indignation divine », à l’en croire, lui vaut le modeste évêché de Fréjus.
Mme de Maintenon et le roi ont su apprécier ses qualités et Louis XIV le désigne comme précepteur de son arrière-petit-fils, le futur Louis XV. Fleury prend son rôle à cœur. Il choisit d’excellents professeurs, initie son élève aux sciences, mais ne réussit pas à développer son caractère ni sa volonté. En tout cas, Louis XV lui voue un attachement profond et en 1726, alors qu’il n’a encore que seize ans, il nomme son précepteur premier ministre en titre.
Fleury, qui vient d’avoir soixante-treize ans et qui reçoit en même temps le chapeau de cardinal, apparaît comme un homme solide, affable, voire débonnaire, mais sous ces dehors sympathiques, se cache un homme de caractère. Il entend maintenir l’absolutisme royal, l’équilibre des finances, la paix aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il s’entoure d’une excellente équipe de ministres.
Le nouveau gouvernement commence par stabiliser la monnaie et, en 1726, le louis d’or est fixé à 24 livres. Cette mesure n’est pas étrangère à la prospérité économique et à l’essor du grand commerce maritime.
Cette prospérité permet l’équilibre du budget en 1738-1739.
Pour Fleury, et plus tard pour Louis XV, le problème clé réside dans l’opposition des Parlements, (qui n’auront de cesse, durant tout le règne de Louis XV, de saper l’autorité du Roi).
A l’extérieur, Fleury doit mener la guerre de Succession de Pologne, qui assure à la France la Lorraine à la mort de Stanislas Leczinski. Mais, en 1740, à son corps défendant, il se trouve engagé dans la guerre de Succession d’Autriche, dont il ne verra pas la fin. Il disparaît, en effet, le 29 janvier 1743, à quatre-vingt-dix ans.
Les nobles parlementaires ont scié les branches sur lesquelles ils étaient assis, préparant à leur insu la tempête révolutionnaire, qui les emportera tous !
Mais ils ne sont pas les seuls, à préparer cette tempête, les « lumières » Voltaire, Montesquieu, Diderot et les autres, y ont aidé tout autant !
Liviaaugustae
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