Par Liviaaugustae
La pendule astronomique de Passemant.
(Versailles)
Il fallut près de dix-neuf ans à l’ingénieur Claude Siméon Passemant et à l’horloger Louis Dauthiau pour réaliser cette extraordinaire pendule astronomique présentée en 1749 à l’Académie Royale des sciences. Offerte à Louis XV, elle fut placée en 1754 dans ce cabinet qui prit alors son nom, après que les bronziers Jacques et Philippe Caffieri l’eurent mise en valeur.
Chaque soir le 31 décembre Louis XV se plaisait à assister en famille au passage à la nouvelle année qui s’inscrivait sur le cadran (elle prend en compte les années bissextiles et est programmée jusqu’en l’an 9999) et, plus quotidiennement, à observer sous le globe de cristal la révolution des planètes autour du soleil telle que Copernic l’avait établie.
On était bien loin de la simple horloge à automates qu’Antoine Morand avait offerte à Louis XIV en 1706 (qui se trouve dans le Salon de Mercure).
D’une exactitude inégalée, la pendule de Passemant et Dauthiau était le produit des avancées techniques du Siècles des Lumières.
C’est elle qui servit à fixer pour la première fois une heure officielle dans le royaume.
Dans ce même cabinet, on peut voir aussi une ligne de cuivre encastrée dans le parquet qui servait à mesurer l’heure solaire au méridien de Versailles lorsque, chaque jour, un rayon venait frapper le trou percé d’une plaque métallique clouée sur la fenêtre.
Louis XV par Quentin-Latour
Louis XV s’est intéressé à l’astronomie dès l’âge de 14 ans ; ce jeune homme fit venir à Versailles les astronomes Jacques Cassini et Jacques Philippe Maraldi pour observer le 22 mai 1724, une éclipse totale du soleil et effectuer des mesures. Grâces aux télescopes réalisés par Passemant, le souverain put tout au long de sa vie se livrer à sa passion, se tenant au fait des publications de l’Académie royale des sciences comme un véritable savant.
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