« Villa Kérylos » ce livre m'a été offert pour mon anniversaire par mon fils, et comme j'ai visiter cette villa Kérylos lors de vacances sur la Côte d'Azur, ce livre m'a passionné .
Dans une écriture déliée, érudite et poétique, Adrien Goetz nous fait voyager dans la Grèce antique et nous fait découvrir comment vivaient nos ancêtres grecs à travers cette villa de rêve...
Liviaaugustae
« Rien, ni les vieux jardins reflétés par mes yeux,
Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe. »
Mallarmé
La villa Kérylos est une magnifique villa de la Côte d'Azur, construite par Théodore Rainach, frère de Joseph et Salomon.. Ces trois inséparables frères aussi moustachus que savants, ont fait de cette maison tout entière décorée en style grec, la caverne aux trésors de l'érudition française. Cette maison a permis à Achille de sortir de son milieu. Il découvre ainsi un monde de rêve et de poésie.
Achille ? Quel Achille ? Le fils de la cuisinière des voisins, les Eiffel ! A force d'études, il est devenu presque aussi savants que ses hôtes. Dans son grand âge, bien des années plus tard, il revient à Kérylos. Pièce après pièce, il va à la redécouverte de son passé.
Une porte s'ouvre sur Alexandre le Grand, une autre, sur le mont Athos ; une autre, surtout, sur Ariane, son cher amour...
Quelques extraits :
La maison suit la forme de la presqu'île et le mouvements des blocs de pierre où s'accrochent les algues. Elle est allongée au soleil, les murs pâles paressent, avec les joints des soubassements peints en rouge, les grands balcons ornés de bronze, les terrasses qui se croisent. Elle n'a rien d'irrégulier et pourtant il s'en dégage une harmonie qu'aucune autre villa ne possède. Le vent la caresse comme un yacht bien profilé...
Un pin parasol a construit pour les oiseaux une charpente qui s'agite avec douceur....
Apprendre le grec, c'est comme aimer la musique, c'est savoir un langage universel...
J'ai vu du haut de l'Acropolis le soleil se lever entre deux cimes du mont Hymette ; les corneilles qui nichent autour de la citadelle, mais qui ne franchissent jamais son sommet, planaient au-dessus de nous ; leurs ailes noires et lustrées étaient glacées de rose par les premiers reflets du jour ; des colonnes de fumée bleues et légères montaient dans l'ombre, le long des flancs de l'Hymette. Athènes, l'Acropolis et les débris du Parthénon se coloraient des plus belles teintes de la fleur du pêcher...
C'est dans cette atrium que l'on arrive en franchissant la porte d'entrée.
Le jardin
La vue du balcon du premier étage