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Vous avez dit Art ?...

 

 

 

Une corbeille à papier  ?

 

Ne vous y trompez pas, c'est de l'art !

 

Mais si, mais si, c'est de l'art !

 

(Image internet)

 

 

 

De nos jours les poubelles sont très prisées dans les expositions : dans un musée en Italie, une femme de ménage vit un matin une poubelle renversée, dans une des salles avec des tas d'ordures, plus ou moins appétissantes, qui s'en échappaient, comme cette femme était consciencieuse, elle ramassa « les ordures » les jeta, puis ramena la poubelle dans le local à poubelle... qu'elle n'aurait jamais du quitté !

 

Malheureuse ! C'était de l'Art !

 

Il paraît que « l'artiste » magnanime, lui a pardonné son erreur !

 

 

 

Je vous offre, ci-dessous, une petite expo d'objets ménagers, exposition, présentée par Madame Levivier, journaliste pleine d'humour, que je retrouve avec beaucoup de plaisir, chaque semaine dans une de mes revues, je partage à 100% son point de vue !

 

Liviaaugustae

 

 

 

 

 

« L'art contemporain est difficile à approcher, notamment lorsqu'il veut susciter la réflexion plutôt que la contemplation... »

 

 

 

 

 

L'autre jour, j'ai fait une expérience ébouriffante.

 

A la sortie d'un musée regorgeant de tableaux plus somptueux les uns que les autres, j'ai traversé une exposition d'art contemporain. Une des œuvres m'a vraiment impressionnée : sur un visage difforme et transpercé d'un cintre de teinturier tordu, se déployait tout une écosystème de champignons pourris, mousses saumâtres et insectes grouillants. L'artiste était talentueux et l'effet saisissant. Sans vouloir le froisser, Frankenstein, à côté de çà, fait figure d'enfant de chœur. Bienheureux Fra Angelico, priez pour eux.

 

Cela m'a rappelé une expérience du même genre en Italie, il y a quelques années. Dans un fabuleux palais du XVIIe siècle doté d'une vue à couper le souffle, nous étions tombés sur une non moins fabuleuse exposition : des aspirateurs « déstructurés » posés sur des stèles biscornues. César, chez Darty. La matière première, en l'occurrence, avait l'avantage d'être recyclée et moins coûteuse que le porphyre. On nous commentait tout cela avec des minauderies de courtisane japonaise, mais il faut avouer que l'art électroménager, ce n'est pas facile à approcher.

 

Même s'il se veut rebelle, ce genre d'art n'échappe pas à un certain snobisme, ni d'ailleurs à la séduction de l'argent. Il est très politiquement correct de s'extasier si l'on ne veut as passer pour le dernier des arriérés. Il faut admettre que ces œuvres complexes ne sont pas le fait d'imposteurs : certaines témoignent d'une réelle maîtrise du pinceau ou du chalumeau, c'est selon. Ce qui m'a plongée dans des abîmes de perplexité, c'est plutôt l'engouement qu'elles suscitent et l'angoisse qu'elles expriment.

 

Autrefois, on pensait que l'art était une manière de coopérer à l'œuvre de Dieu et d'en exprimer l'ordre et la grandeur. On pensait qu'il procédait d'une certaine recherche de la vérité et qu'il devait susciter la contemplation. On pensait également que l'art était une forme de don de soi, un talent mis au service des hommes pour les instruire, élever leur âme et adoucir leur cœur.

 

Tout cela semble complètement dépassé aujourd'hui : l'ambition de l'artiste contemporain n'est pas tant de faire du beau que d'amener le spectateur à réfléchir et à « prendre position ». En fait, c'est de l'art cérébral – ce qui explique pourquoi je ne comprends pas tout. Pour pénétrer les œuvres en profondeur, le spectateur doit « élaborer un discours », c'est-à-dire les interpréter selon ses propres représentations.

 

Soit. Mais si l'on part du postulat que l'art n'est pas universel et qu'il ne s'adresse qu'à soi-même, il ne suscite plus de débat, ni le partage, ni la communion. Une fois de plus, le sacro-saint nombril se taille la part du lion. Relativisme et individualisme, les deux nouvelles mamelles de la création artistique, ne risquent-elles pas, en enfermant le spectateur dans ses propres schémas, de l'isoler un peu plus encore de ses frères ?

 

Saint Augustin faisait remarquer le lien profond qui existe entre la beauté et la charité : celui qui aime produit de belles œuvres, disait-il, car ses œuvres expriment alors la beauté de son âme. Ainsi, ce n'est pas l'ego survitaminé qui a besoin d'être libéré ; au contraire, c'est le sens de l'autre, la générosité, la gratuité, la logique du beau et la joie du don qui rendent l'art si fascinant.

 

L'homme porte au fond de lui-même, une immense aspiration à la beauté. C'est dans sa nature puisqu'il est à l'image de Dieu. Il suffit de contempler la Création, le ciel, la mer, les papillons, les fleurs pour saisir à quel point Dieu a le génie du beau. Ayant perdu le sens de Dieu, l'homme a perdu le sens du beau. Ayant perdu de vue la vérité de son être même, il a perdu la faculté de l'exprimer.

 

Les œuvres d'art, quelles qu'elles soient, ont toujours parlé de leurs auteurs, - à commencer par la Création. Qu'y-a-t-il derrière ces visages et ces aspirateurs torturés, sinon que une immense déception de l'homme sur lui-même ? L'art électro-ménager n'est pas une imposture, mais un cri de douleur.

 

Juliette Levivier

 

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A
En visitant il y a déjà maintenant trois ans, le Musée d'Art Moderne de St Étienne, je suis rentrée dans une salle avec une amie, et nous en sommes ressorties aussitôt en se disant qu'il n'y avait rien à voir, la salle était encore en travaux... Nous n'avions rien compris c'était une des salles d'exposition avec un vieux bout de moquette, et quelques morceaux de bois...
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L
L'art peut-être partout, après de bon ou de mauvais gout.
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É
Bonjour Chantal. J'aime bien l'article de Juliette Duvivier et je ne comprends rien à l'art contemporain qui ne m'émeut pas. Bisous
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Z
Coucou Livia,Je n'apprécie pas particulièrement l'art contemporain, et je comprends cette brave dame, consciencieuse qui a remis tous ces détritus dans un sac poublle !<br /> Bel article de Juliette Levivier.<br /> Bises et bon mercredi
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G
Un art trop conceptuel n'est pas à ma portée,  ça ne  me parle pas
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