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Wokismes et Cancel culture vent debout...

 

 

La Cancel culture et le wokisme ont  encore frappé !

 

Je viens de lire deux effarantes nouvelles...

 

Voilà que Saül, l'oratorio de Haendel, écrit en 1739, est interdit à Cambridge, sous prétexte que des faits similaires et frappants dans la crise à Gaza et en Israël apparaîtraient dans cet oratorio !

 

On croit rêver !
Mais quand on veut tuer son chien, ne l'accuse-t-on pas de rage ?

 

Si Haendel revenait, il resterait sûrement sans voix devant la c......e qui règne de nos jours !

 

Livia

 

 

Georg Friedriche Haendel

 

Blathazar Denner

 

 

 

Les 26 et 28 octobre, la société d’opéra de l’université de Cambridge (CUOS), gérée par des étudiants en musique encadrés par des universitaires, avait programmé 2 représentations de Saül, un oratorio de Georg Friedrich Haendel, dans la chapelle du Collège Emmanuel.

 

Mais à quelques jours des représentations, Beth Norman, la présidente de la CUOS, a annoncé leur annulation en raison de la « situation politique sensible actuelle au Proche-Orient et de l’escalade malheureuse de la crise humanitaire à Gaza et en Israël» et de parallèles « frappants » que suggère l’œuvre du grand compositeur allemand.

 

L’oratorio, composé en 1739 par Haendel, raconte la fin de la vie de Saül, premier roi d’Israël, et l’ascension de son successeur, David. La pièce lyrique débute par la célébration de la victoire du futur roi d’Israël contre Goliath et les Philistins. Les Philistins qui, selon certaines études, composaient la majorité de la population qui vivait il y a 3000 ans dans la bande de Gaza. La Palestine serait donc le pays des Philistins.

 

Une thèse contestée, notamment par David Albulafia, historien au Collège Gonville et Caius (un des 31 collèges de l’université de Cambridge), qui a déclaré au Telegraph que les Philistins étaient plus probablement des Grecs mycéniens qui ont peu de rapport avec les Palestiniens arabophones actuels.

 

Sur le plan purement culturel, Robert Tombs, professeur émérite d’histoire au St John’s College de Cambridge, se dit « triste et halluciné » par cette décision. Pour cet historien « Annuler une œuvre du XVIIIe siècle basée sur la Bible semble un exemple plutôt extrême de cancel culture, pour ne pas dire plus !».

 

Philippe Gault

 

 

Les oiseaux, quand à eux, de gré ou de force, et je penche pour le deuxième choix, vont changer de nom sous l'impulsion des wokistes.

 

Ses oiseaux se sont-ils plaints de porter des noms de blancs ??? On le saura jamais !

 

Toujours est-il que la société d'ornithologie (AOS), va les débaptiser car ceux dont ils portent le nom étaient de vilaines personnes à les entendre !

 

J'ai un livre avec tous les dessins de Monsieur Audubon, ce sont de merveilleux dessins dont fait partie celui ci-dessous.

 

Livia

 

 

Le pauvre Audubon’s Shearwater...

(dessin de John James Audubon)

 

(image internet)

 

 

 

Les wokistes américains, non seulement osent tout, mais, de plus, semblent ne jamais prendre de vacances. Ainsi, la Société américaine d’ornithologie (AOS), qui n’a sûrement que ça à faire pour occuper ses journées, vient-elle de décider, ce mercredi 1er novembre, de rebaptiser une centaine d'oiseaux. À raison de dix par an, voilà qui devrait prendre du temps.

 

Pourtant, alors que la planète n’est pas au mieux de sa forme, entre conflit russo-ukrainien, menaces de guerre entre la Chine et Taïwan et Proche-Orient au bord de l’embrasement, il est vrai qu’urgence il y avait. D’ailleurs, même les principaux intéressés bouillaient d’impatience.

 

Imaginez l’angoisse de l’Audubon’s Shearwater de porter le nom de John James Audubon, certes l’un des plus grands ornithologues yankee, mais farouchement opposé à l’abolition de l’esclavage: cet oiseau marin n’en dormait plus depuis des décennies.

 

Idem pour le Gobe-mouche de Hammond, lui aussi au bord du « nervous breakdown », puisque tirant son patronyme pourtant élégant de la figure de William Alexander Hammond, chirurgien du XIXe siècle qui considérait alors que « les Noirs étaient des êtres inférieurs ». Même punition, même motif pour le Longpur de McCown, qui aurait bien eu besoin d’une cellule de soutien psychologique pour être condamné à porter le nom du général confédéré John Porter McCown.

 

Une ornithologie trop blanche et patriarcale

 

Heureusement pour eux, ces volatiles auront tout de même le droit de conserver leur appellation latine; ce qui tombe à point nommé pour un Audubon’s Shearwater, à condition toutefois que ce dernier soit polyglotte. Pour justifier sa démarche, l’AOS excipe du fait que la majeure partie des ornithologues concernés sont des «hommes blanc». Il est vrai qu’à l’époque, leurs confrères noirs devaient être rares.

 

De même, l’ornithologie de l’époque semblait être assez patriarcale, au grand dam de cette association. À l’exception, toutefois, d’une certaine Lucy ayant donné son nom au Lucy’s Warbler - Paruline de Lucy, in French. On espère seulement pour cette dame qu’elle n’a pas fricoté de trop près avec le Ku Klux Klan dans sa jeunesse.

 

Ces choses dites, on ne peut que déplorer le manque d’ambition de ces guerriers des temps modernes, tant il reste de choses à faire, encore plus importantes. Un seul exemple? Titi et Gros minet. Titi? Un canari. Mais pourquoi cette petite taille et ce teint jaune? La nanophobie n’est pas loin; l’appropriation culturelle non plus. Pour bien faire, un acteur asiatique à verticalité contrariée aurait été plus approprié. Mais la doublure en dessin animé de Jackie Chan n’était peut-être pas libre à l’époque. Quant à Sylvestre, le Gros minet en question, pourquoi cette grossophobie sournoise et ce poil si noir qu’il tend à nous rappeler les heures les moins lumineuses de notre Histoire? Là encore, un modèle idoine aurait été sûrement plus adapté: Fats Domino, pour ne citer que lui.

 

Pour tout arranger, Friz Freleng, créateur de ce duo infernal, a longtemps travaillé pour un Walt Disney à la sulfureuse réputation conservatrice (pas l’ombre d’une seule drag-queen chez les sept nains) dont les œuvres sont en train d’être retravaillées pour plus de moralité: baiser non consenti de la Belle au bois dormant, administré de force par son prince, pour ne citer que ce seul exemple évidemment nuisible pour notre belle jeunesse.

 

Même Obama s'inquiétait

 

Déjà, en 2021, l’ancien président Barack Obama s'était ému de l’énergie de ces vautours partis faire la chasse au coucou, regrettant que tout cela puisse se transformer en «injonctions», tout en rappelant «qu’on ne saurait être parfait en toutes choses et en toutes circonstances». On ne saurait mieux dire. En revanche, nos limiers en matière de noms d’oiseaux sont, eux au moins, « parfaits » en « toutes circonstances et toutes choses », dès lors qu’il s’agit d’apporter de plus en plus de ridicule en une période de moins en moins joviale.En attendant, il ne reste plus qu’à espérer que le coq gaulois puisse dire, haut et fort et une fois pour toutes, le mot de Cambronne à toute cette volaille qui, sous couvert de progressisme, renoue avec les grandes heures du puritanisme d’outre-Atlantique. Mais restons courtois : pas de noms d'oiseaux dans ces colonnes !

 

Nicolas Gauthier

 

 

 

 

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R
Mon dieu mais ou vas t-on? Bisous bonne journée
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M
On croit rêver ! Késaco, dans quel monde stupide vivons nous ?<br /> J'apprécie ton article Livia, <br /> Bisous
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É
Quelle perte de temps et d'énergie ! Pourquoi ne pas laisser les choses comme elles sont  ? Si ces changements de noms, ces suppressions de spectacles rendaient les gens meilleurs ce serait utile...  Bonne journée et bisous
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Z
C'est fou cela ! Mais dans quelle époque vivons nous Livia ???Bises et bon mardi - Zaza
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M
je pense que beaucoup de nos ancêtres resteraient sans voix, que dire devant toutes ces âneries que l'on entend, passe un bien doux mardi
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