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Antiquité.

 
 
 
 
 
 
LES CACARDEMENTS DES OIES SACREES.
 
 
 
 
 
 
 
 
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Frise du IIe siècle figurant les oies du Capitole donnant l’alerte.
 
(Musée Archéologique, Ostie)
 
 
 
En 390 avant J.C., nos ancêtres les gaulois – c’est à peine croyable -  qui étaient dans la plaine du Pô, poussèrent leurs avantages et défirent l’armée romaine…
 
Marchand sur Rome, ils prirent la ville, qu’ils incendièrent à l’exception du Capitole. On prétend la citadelle sauvée par les oies sacrées qu’on y élevait en l’honneur de Junon : alors que ni les sentinelles, ni même les chiens n’avaient perçu quoi que ce soit d’anormal au cours de cette nuit, ce furent leurs cris qui donnèrent l’alerte.
 
Les romains durent se féliciter de n’avoir mangé, par scrupule de piété, ces volailles consacrées.
 
Les gaulois eurent toutefois le bon esprit de ne pas s’attarder, et ils disparurent comme ils étaient venus…
 
Extrait de : Histoire de la Rome antique, de Lucien Jerphagnon.
 
 
 
 
 
Les oies furent entretenues par l’Etat ensuite, on leur accorda même une procession annuelle.
 
C’est l’ancien consul Marcus Manlius Capitolines qui entendit les cacardements, s’alarma et commanda la contre-attaque qui repoussa les assaillants. Couvert de louanges et d’honneurs, Manlius fut ivre de popularité et se mit à rêver de se faire reconnaître comme roi. On l’expédia du haut de la roche Tarpéienne. C’est à partir de lui, que le dicton de – l’abîme (la roche) est proche des hauteurs (le Capitole) entra en vigueur.
 
Extrait de : Figaro hors série de Xavier Darcos.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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