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Antiquité

 
 
 
 
 
 
LA CONDITION DES FEMMES A ROME.
 
 
Les droits des femmes sous la Rome antique restaient assez limités, même si ces dernières jouissaient d’une plus grande liberté que leurs homologues de civilisation contemporaine à la leur. La société romaine était basée sur un modèle patriarcal et le rôle essentiel de la femme après la maternité consistait à s’occuper de son intérieur. Les hommes s’appuyaient sur la loi pour divorcer lorsque leurs épouses ne souhaitaient pas ou ne pouvaient pas avoir d’enfants.
Néanmoins les femmes de la Rome antique n’étaient pas uniquement perçues comme de simples instruments de procréation. C’est à elles qu’incombait la lourde tâche d’éduquer les enfants, mais aussi de soutenir leur mari.
Au fil du temps quelques femmes s’affranchirent de la morale traditionnelle (le féminisme était né) jusqu’à occuper d’importantes fonctions au sein de la société.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
numérisation0008Inscription funéraire en l’honneur d’une femme médecin.
 
 
 
 
 
FEMMES ET MERES.
 
 
 
La femme romaine restait une partie de sa vie soumise à l’autorité de son père, puis à celle de son mari. Les filles étaient mariées entre 12 et 15 ans, à des hommes généralement bien plus âgés.
 
Une femme mariée se devait d’avoir des enfants. Parce que le taux de mortalité infantile était élevé et que nombre d’enfants décédaient avant d’atteindre l’âge adulte, une femme passait une grande partie de sa vie à enfanter. Avec la multiplication des grossesses et des accouchements, le décès d’une femme en couche n’était pas chose rare.
 
 
 
 
 
MAITRESSES DE MAISON.
 
 
 
Dans la famille romaine, la mère était en charge de l’éducation des enfants jusqu’à l’âge de 7 ans. Ces derniers entraient alors à l’école élémentaire.
 
Le travail de la majorité des femmes consistait à prendre en charge l’ensemble des charges domestiques. Dans les demeures des familles patriciennes ce rôle se limitait à gérer les esclaves.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0001Fresque montrant une patricienne vidant du parfum.

(Pompéi)

 

 

Les femmes les plus riches ne travaillaient pas, mais les épouses d’hommes politiques assistaient souvent leur mari en leur apportant soutient et parfois même conseil. Certaines femmes parmi les plus pauvres, n’avaient d’autre choix que de chercher un emploi rémunéré (rien n’a changé sous le soleil).

 

 

LES INTERDITS.

 

La vie des femmes romaines était assujettie à diverses obligations et restrictions. Ainsi elles ne pouvaient voter, faire carrière en politique ou devenir propriétaire. La consommation de vin était interdite aux femmes sous peine de mort.

 

 

LA LIBERTE.

 

Privées de vie publique, les femmes romaines jouissaient cependant d’une certaine liberté sur le plan personnel. Elles pouvaient ainsi sortir de chez elle sans être accompagnée de leur mari, fréquenter les thermes, mais aussi les théâtres et les jeux du cirque. Certaines femmes purent satisfaire leur ambition politique à travers la carrière de leur mari ou de leur fils.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0006Mosaïque d’une femme jouant à la balle dans les thermes.

(Les romains avaient déjà inventé le bikini)

 

 

 

DE NOUVELLES CONTRAINTES.

 

Rome subit une réelle transformation sociale à la fin de la république et nombres d’interdits qui pesaient sur la vie des romaines furent levés. Ces nouvelles libertés données aux femmes se traduisirent par un déclin du taux de natalité. Une situation qui conduisit l’Empereur Auguste à leur imposer de nouvelles contraintes. Pour qu’elles restent plus souvent au foyer elles ne purent plus fréquenter librement les jeux du cirque et les théâtres. De même, des lois particulièrement sévères à l’encontre des femmes adultères furent à nouveaux votées (aucun interdit ne fut voté contre l’adultère des hommes), les mesures restrictives de cette politique nataliste, cessaient de s’appliquer dès lors qu’une femme donnait naissance à trois enfants (aujourd’hui une famille de trois enfants est considérée comme une famille nombreuse).

 

 

LES FEMMES ET LE POUVOIR.

 

Si les hommes dominèrent l’histoire de Rome, quelques femmes réussirent à s’y faire un nom, notamment sous l’Empire, et s’immiscèrent dans les affaires de l’Etat. Telle Livie, Agrippine, Poppée, Julia Domna, et tant d’autres…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0009Tête de Livie.

(Musée Archéologique de Florence)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0010Buste de Julia Domna.

(Musée du Louvre)

 

 

La plupart des femmes célèbres de la Rome antique bâtirent leur réputation sur la politique. Seul un petit nombre d’entre elles se distinguèrent par leur vertu ou leurs vices. Pour la vertu, Antonia mère de Germanicus et de l’Empereur Claude, Cornélia, mère des Gracques, représentait un tel modèle, qu’une statue fut érigée à Rome en son honneur au Ier siècle avant J.C.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0012Antonia, mère de l’Empereur Claude.

(Musée du Louvre)

 

 

Pour les vices citons, la Vestale Tarpeia, Julie fille d’Auguste et Messaline et beaucoup d’autres…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0011L’Impératrice Messaline et son fils Britanicus.

(Musée du Louvre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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