UN
VIOLENT REJET DE L’ART ACADEMIQUE…
Contemporain
du « fauvisme » en France, l’expressionisme en Allemagne est la première révolution artistique du XXe siècle.
Dans un
quartier pauvre de Dresde, ils installent leur atelier dans une ancienne échoppe de boucher.
[…] En
1905 à Dresde, le groupe des quatre (influencé par Matisse), forment un mouvement qu’ils baptisent « Die Brücke » (ce qui veut dire : un pont qui va d’une rive à une autre) dont le
nom même évoque ce qui unit les artistes contre la force des conventions pour les guider vers l’avenir, et où l’expression directe des émotions priment sur le métier et l’esthétique. Ils
s’inspirent des masques africains et océaniens.
Comme
un pont entre le passé et l’avenir, les quatre rejettent l’art académique pour imposer un style aux couleurs éclatantes et au graphisme volontairement outré. Ce choix de couleurs violentes et de
formes tourmentées au service de sensibilité exacerbée va donner naissance à l’expressionisme.
Mur-pignon rouge 1911 de Karl
Schmidt-Rottluff
L’artiste
exprime ses émotions par des couleurs violentes, et outrées…
La percée dans la digue (1910) de Karl
Schmidt-Rottluff.
Il mêle
les simplifications et la couleur répartie sans modelé en vigoureux contrastes.
Couple allongé (1909) de Max Peschstein,
influencé par Matisse il est proche des fauves.
(La
rougeole ?)
Arbres dans un pré (1905) de
Heckel.
Son art
est toujours empreint de poésie.
Nu couché au miroir (1910) de
Kirchner.
Son
style est empreint de tension…
(Une
petite bonne femme verte… Serait-ce une martienne ?)
Note de
liviaaugustae : Si vous avez apprécié, vous pourrez admirer ces « chefs-d’œuvre », au Musée de Grenoble, 5 Place Lavalette, jusqu’au 17 juin 2012…