« Déjà depuis longtemps, saisis de terreurs vagues,
Nous regardions la mer qui soulevait son sein,
Et nous nous demandions : « Que veulent donc ces vagues ? »
Victor Hugo
Il paraît que les vagues sont énormes sur la Côte Sauvage (6 à 8 mètres prédit Météo France)
(image pixabay)
Une tempête sévit sur la Bretagne, tempête qui nous amène des pluies diluviennes et des
vents violents, qui secouent vigoureusement les arbres – Eole s’énerve terriblement
emmêlant au jardin les branches du cerisier et du noisetier, on a l’impression par moment,
qu’ils vont s’envoler tout les deux, malheureusement le vent fait tomber les noisettes vertes, je
m’inquiète donc pour la cueillette en septembre.
Les vacanciers se traînent dans les rues de Vannes, certains avec une mine chiffonnée,
d’autres sont furax et bougonnent contre cette météo épouvantable, on n’entend que cela par
ici, mais quoi faire contre le temps ?
Ma fille et moi avons été faire des petites courses à Vannes pour nous occuper hier après
midi – nous sommes aller en bus, pas la peine de prendre la voiture, les parking sont pleins
– en attendant ledit bus de jeunes parisiens grognaient contre cette foutue Bretagne où il
pleut toujours et se demandaient ce qu’ils étaient venus foutre dans cette petite ville de m...e
qu’était Vannes ? – ce n’est pas vrai qu’il pleut toujours en Bretagne, sauf en cas de tempête
– un Monsieur, un breton pas content, à juste titre, que l’on parle mal de sa ville et de sa
Bretagne, leur a dit que s’ils voulaient trouver de la chaleur il fallait qu’ils aillent en Grèce, là,
ils seraient gâtés du point de vue chaleur – toutes les personnes qui se trouvaient sous l’abri
bus partageaient l’avis de ce Monsieur qui leur a conseiller de se mettre à la lecture au lieu de
jurer comme des charretiers contre le temps car cela ne changerait rien.
Ces jeunes parisiens avaient sûrement rêvé de plage et de soleil, sans doute aussi de dragues
et voilà que la météo leur mettait des bâtons dans les pattes !
Mais ce sont peut-être les mêmes qui ronchonnent quand il fait trop chaud, pourquoi les
gens aiment-ils tant se battre contre les moulins à vents ?
Il est vrai que le temps est affreux depuis dimanche dernier, depuis que nous sommes
arrivées, mais contents ou pas contents, il faut prendre ce qui vient… car le temps est
imperméable à nos mécontentements et à nos désirs... les bateaux sont rentrés au port, les
mouettes, elles-mêmes ont fuient les rivages et se perchent sur les toits
des maisons de Vannes, pour se mettre à l’abri du vent !
Livia