Crête faîtière du Temple Maya de la Croix à
Palenque.
(Source
Wikipédia)
Non,
la fin du monde ne se produira pas en décembre 2012, quoiqu’en dise le calendrier Maya, qui d’ailleurs n’en dit rien. Mais nos contemporains qui ne croient plus à rien sont prêt à croire
n’importe quoi. Même dans les réseaux catholiques circulent « des révélations », à base de scénarios catastrophes et de feuilletons paradisiaques.
En
tout cas pour la date de la fin du monde, ce qui est certain, c’est qu’il n’y a rien de certain ! Même les anges, même le Fils de Dieu (selon sa connaissance humaine), ne peuvent le
pronostiquer. Tous ceux qui prétendent en savoir quelque chose sont des menteurs et des manipulateurs, surfant sur les rêves et les angoisses de l’époque.
Faut-il
en conclure que l’Eglise ferait mieux de se taire sur ce sujet que la théologie appelle les fins dernières ? Comme les parcours catéchétiques
français qui font plus ou moins l’impasse sur le Ciel, L’enfer, le purgatoire ? Bien au contraire : la venue du Christ dans la gloire est un thème incontournable de la nouvelle
évangélisation, un point essentiel de la foi et de l’espérance chrétienne. L’histoire a une fin, voilà une bonne nouvelle ! L’univers n’est pas condamné à perdurer indéfiniment et l’homme
n’a pas vocation à se perdre dans le vide. Car la fin chronologique (l’achèvement) est le signe de la fin ontologique (l’accomplissement).
Après
les longs hivers et les timides printemps de l’histoire, nous attendons l’éternité, son été lumineux et chaleureux. Comme la vigne en fleur du Cantique des Cantiques,