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Billet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0003La rosace de Notre-Dame

 

 

UNE VEILLEE AU GOLGOTHA…

 

PARIS : le 8 décembre, fête de l’Immaculée-Conception, six mille catholiques se sont retrouvés autour de Mgr Vingt-Trois, pour une veillée de prière en Notre-Dame.

« S’il n’avait pas écrit sa pièce pourrie, jamais on n’aurait eu l’occasion d’organiser une telle cérémonie ! Le Bon Dieu retourne bien les choses », s’exclame le Père Guillaume Seguin.

Le 8 décembre, soir de la première représentation de la pièce « Golgota Picnic » au théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées, l’archevêque de Paris, a invité, à Notre-Dame, les fidèles pour méditer sur la Passion du Christ et a vénérer les Saintes Reliques : un clou, un morceau du bois de la Croix et la couronne d’épines.

Après une grandiose interprétation de « Her, unser Heurscher », le chœur d’introduction de la « Passion selon saint jean » de J. S. Bach, par la maîtrise de la cathédrale, le cardinal Vingt-Trois explique son souhait  «d’exprimer au Christ notre attachement et notre désir d’être avec lui au pied de la croix, entouré de Jean et Marie »

Malgré le froid, les portes de la cathédrale sont restées ouvertes pour permettre à ceux, massés sur le parvis, de suivre la cérémonie. La foule est dense. On pourrait difficilement faire plus hétéroclite : famille, étudiants, personnes âgées, public b. c. b. g. ou populaire. Entassés jusqu’au pied des marches de l’autel, tous sont recueillis, à l’écoute de leur pasteur.

« Nous avions besoin d’une vraie réponse face à ces spectacles choquants » déclare Françoise. »Plus qu’une simple protestation, nous nous remettons dans la perspective chrétienne de l’amour… sans toutefois être dupes devant la montée de l’antireligieux !»

D’autres initiatives étaient organisées pour dénoncer les propos injurieux de la pièce : une procession de la Fraternité Saint-Pie-X et de l’institution civitas de la paroisse Notre-Dame du Chardonnet jusqu'au théâtre du Rond-Point d’une part, et un rassemblement de six cent cinquante personnes du collectif « Foi, culture et si on se respectait ? », mené notamment par Frigide Bardot et Mgr Nicolas Brouwet. Objectif : déposer des fleurs blanches, signe d’espérance et de paix, devant le théâtre, et discuter paisiblement avec son directeur.

Il est 20h45 quand, dans son homélie, Mgr Vingt-Trois déclare : «Nous n’avons pas honte de la croix du Christ. Nous n’avons honte de Jésus mort sur la croix. Pour le monde, le corps supplicié d’un crucifié est une folie ! Qui pourra croire qu’il a vaincu la mort ? » Puis à l’école des Apôtres, le cardinal invite les fidèles à « aimer toujours, en toutes circonstances, à prier pour les persécuteurs, à accepter de comparaître devant les juges, à subir les humiliations que Jésus avait subies ». Alors comme Simon de Cyrène, « prenons part à la croix du Christ » ; comme Véronique, « essuyons ses crachats » ; comme Marie et Jean, « recevons les gouttes de sang qui sortent de son cœur avec l’eau, devenant fontaine de la vie ».

Sans hostilité, sans même citer la pièce ou son auteur, le cardinal-archevêque retourne la situation : « L’offense n’offense pas seulement le Christ, mais dévoile le désespoir de celui qui n’a pas pu accepter l’amour du Christ ». Alors que les chrétiens sont parfois désemparés par des attaques jugées injustes et douloureuses, il pointe du doigt le cœur de la foi : l’Amour. « Nous ne sommes pas venus manifester, protester, mais nous sommes venus le cœur débordant d’amour pour nous unir à la personne du Christ ».

Après un temps de silence, de nombreux séminaristes, des dizaines de prêtres, des évêques d’Ile-de-France et les Chevaliers de l’Ordre du Saint-Sépulcre-de-Jérusalem, gardien des reliques, envahissent la nef pour commencer la vénération. Puis patiemment les six mille fidèles vont se prosterner devant les objets du supplice, pendant la lecture de l’évangile de la Passion.

A la fin de la cérémonie, sous l’immense sapin décoré sur le parvis, un chocolat chaud est servi, pour réchauffer le corps.

«La veillée ranime notre foi et montre qu’on a pas le droit de s’amuser avec Jésus. La date tombe parfaitement : le 8 décembre, le Christ est engendré par l’Esprit Saint. Et ça, ce n’est pas du théâtre ! » dit Marie-Claire, une Antillaise. De son côté, le Père Olivier Rubercy, se réjouit de « l’unité dans la prière créée par une veillée digne du Seigneur ».

En attendant, les fidèles auront prié pour que s’accomplisse la prophétie du livre de Zacharie (12, 10-11.13,1) : « Ils lèveront les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé ».

Maylis GUILLIER

 

 

« Au même moment était donnée la première représentation de la pièce très controversée de « Golgota Picnic », où se pressait, le « gratin » : l’intelligentsia de gauche, et le prêt-à-pensée… »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0006Une gargouille de Notre-Dame.

Et voici celui qui présidait cette pièce… Satan en personne !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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