Par Liviaaugustae
Vendredi 9 avril 2021
C'est le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire, né le 9 avril 1821.
Un bicentenaire passé sous silence par « les autorités », il faut dire que le ministre de la culture est malade, mais était-elle seule au ministère pour qu'on oublie l'anniversaire de l'un de nos grands poètes ?
L'incurie qui règne en France en ce moment a de quoi paniquer et l'on se demande s'il y a vraiment un pilote aux commandes ?
On ne le saura que lorsque l'accident se produira...
Mais je tenais à souligner cet événement et remercier ce poète pour ses merveilleuses « Fleurs du Mal » et bien que lesdites fleurs ont beaucoup choquées dès leur naissance et ont été censurées, j'adore ces fleurs-là.
Et je ne comprends pas très bien le pourquoi de cette censure.
Livia
Charles Baudelaire en 1855
Par Nadar
Harmonie du soir
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Charles Baudelaire
(Les Fleurs du Mal)
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