Lundi 19 juin 2023
Commémoration du 400e anniversaire de la naissance de Blaise Pascal
Pascal dont Bergson disait que : « nos sondes sont trop courtes pour sa pensée », a montré tout au long de sa vie l’imbrication chrétienne de l’âme et de l’intelligence...
Blaise Pascal
Marbre d'Augustin Pajou
Aujourd'hui, nous commémorons le 400e anniversaire de la naissance à Clermont-Ferrand de Blaise Pascal, mort exactement 39 ans et 2 mois plus tard (le 19 août 1662) à Paris et inhumé à Saint-Étienne du Mont. On ignore à présent l’endroit précis, mais une plaque rappelle que ses restes sont toujours là — à deux pas du Panthéon, où il aurait sans nul doute sa place comme « grand homme » de la Nation. Il suscite en effet probablement plus de respect et d’admiration dans la société civile sécularisée que dans l’Église, alors qu’il fut à l’évidence un chrétien particulièrement fervent et engagé.
La place de Pascal dans le monde profane tient pour une bonne part à sa carrière de scientifique et d’inventeur. Il a donné son nom à un théorème de géométrie et à un triangle arithmétique qui a permis les évaluations de probabilité. Il a fabriqué la première machine à calculer la «pascaline ». Il a prouvé l’existence du vide et de la pression atmosphérique (dont l’unité de mesure demeure le « pascal »). Il a étudié la mécanique des fluides et mis au point la presse hydraulique et la seringue. Il a encore imaginé un système de transport urbain en commun (les carrosses à cinq sols), ainsi qu’une charrette à deux roues pour transporter les tonneaux (le haquet).
La pascaline, première machine à calculer inventée par Blaise Pascale
Pascal a également été reconnu comme un écrivain majeur dans les histoires de la littérature, sans que la séparation de 1905 y change rien. Comme l’a discerné Chateaubriand, « il fixa la langue que parlèrent Bossuet et Racine ». Il appartient au classicisme. Sa réputation doit beaucoup à Sainte-Beuve (1804-1869), agnostique et pionnier en France du genre de la critique littéraire, qui donna de 1840 à 1859 un feuilleton vite populaire sur Port-Royal et le jansénisme, où Pascal était forcément la vedette, défiant l’autorité à la fois du roi et de l’Église. Tout ceci explique que plusieurs dizaines de lycées publics portent son nom.
Jean Duchesne
En ce lundi 19 juin, nous fêtons aussi Saint Gervais et Saint Protais les deux frères martyrs
Voici les deux frères, de chaque côté du magnifique autel de la belle petite église de Saint Avé, dans laquelle j'aime aller prier quand je séjourne là-bas.
Saint Gervais et saint Protais martyrs, sont deux saints du début de l'ère chrétienne, toujours associés. Leur existence réelle est peu documentée et leur histoire relève essentiellement de l'hagiographie, principalement de la Légende dorée de Jacques de Voragine.
Le martyre de saint Gervais et de saint Protais
Gervais et Protais étaient jumeaux, fils de saint Vital de Ravenne et de la bienheureuse Valérie et vivaient au 1er siècle sous le règne de l'empereur Néron. Ce sont des saints martyrs fêtés localement le 19 juin.
Les deux frères, après avoir donné tous leurs biens aux pauvres, rejoignirent le martyr Saint Nazaire qui vivait dans un oratoire à Embrun en compagnie du jeune Celse.
On les conduisit à l'empereur Néron. Celse les suivait en se lamentant. Les soldats le souffletèrent, Saint Nazaire, leur en fit le reproche et fut à son tour frappé et précipité dans la mer d'où il sortit miraculeusement.
Les soldats de Néron emmenèrent Gervais et Protais à Milan. Dans cette ville, survint le général Astase, qui partait faire la guerre aux Marcomans. Alors pour obtenir la bénédiction des dieux païens afin d'assurer la victoire, il s'empara de Gervais et de Protais afin qu'ils sacrifient aux idoles. Les deux frères refusèrent et Gervais ajouta que les idoles étaient sourdes, et que seul Dieu pouvait lui faire remporter la victoire. Il fut alors fouetté jusqu'à ce qu'il meure.
Ensuite Astase fit venir Protais en lui disant : « Misérable, songe à vivre et ne cours pas, comme ton frère, à une mort violente. » mais Protais refusa à son tour de sacrifier aux idoles, tenant tête au général. Celui-ci le fit alors suspendre au chevalet. Protais lui répondit : « Je ne m’irrite pas contre toi, général, je sais que les yeux de ton cœur sont aveuglés ; bien au contraire, j'ai pitié de toi, car tu ne sais ce que tu fais ». Alors Astase ordonna de le décapiter.