Les noirs envahisseurs croassant dans l'arbre...
(image pixabay de Kranich 17)
Depuis quelques mois déjà, les jardins alentours sont envahis par une vague de noirs migrateurs – je parle ici de corbeaux – ils doivent trouver que la soupe est bonne, car ils font plusieurs passages par jour, plein de bruit et de fureur dans les arbres de nos jardins.
Les croassements stridents à répétition sont vraiment énervants, ils n'arrêtent pas de se chamailler, et pour nos oreilles humaines, c'est un concert détonnant qu'ils nous infligent tout au long de la journée.
Aujourd'hui, j'ai assisté à une scène très bizarre, quatre corbeaux, ont décidé de s'attaquer au chat de la voisine d'en face, qui se baladait dans le jardin, de son pas velouté de sénateur.
Je ne pensais pas que des oiseaux auraient pu attaquer un chat ! Etait-ce un remake des « Oiseaux d' Hitchcock que ces corbeaux nous rejouaient ?
Le pauvre chat, dos rond, poils hérissés, essayait de se défendre, mais, malgré ses miaulements, ses coups de pattes toutes griffes dehors, il ne faisait pas le poids face à la bande des quatre, il se réfugia donc sous un buisson, mais les prédateurs essayaient de le déloger par tout les moyens... deux sur le dessus et deux se faufilant en dessous (j'ai lu que les corbeaux sont très intelligents).
Enfin, la maîtresse alertée par les cris de son malheureux matou, arriva sur sa terrasse – elle habite un rez-de-jardin – elle tapait dans ses mains en criant, mais les autres tout à leur dîner caché sous le buisson n'en avait cure, elle alla chercher une casserole et une cuillère et tapa dessus de toute ses forces, les voisins sortirent de partout sur leur terrasses – pensant sans doute que Macron était dans le jardin – cependant que les quatre compères corbeaux restaient sur place, ne bougeant pas d'un iota.
Alors la voisine descendit chercher son matou, appelé «Mimi », les autres, firent seulement trois petits pas de côté, elle prit son chat et le serrant dans ses bras, le ramena sain et sauf à la maison, sous les applaudissements des voisins hilares.
Croyez-vous que les corbeaux partirent ? Pas du tout ils restèrent là à croasser furieusement, jusqu'à ce qu'il reçoivent, de la part de la maman du chat, une casserole d'eau, ils s'envolèrent en vociférant de plus belle, ce fut une après midi fort agitée.
La paix est revenue – pour le moment – on entend à nouveau les tourterelles roucouler dans le marronnier, un chant bien plus agréable que les croassements de nos noirs corbeaux.
Comment faire pour éloigner ses noirs et malveillants envahisseurs ? Je n'en ai aucune idée !
Il paraît « d'après une étude » lue dans une de mes revues, que les corbeaux ont en effet, déserté les campagnes et migré vers les villes où la nourriture est plus abondante... On en voit parfois qui se délectent juché sur des poubelles !
Vont-ils faire comme les urubus* en Amérique et s'occuper de nos poubelles ?
Livia
* L’urubu noir… Voilà un oiseau qui fréquente autant les espaces sauvages que le milieu urbain. Parfaitement adapté à l’activité humaine, ce petit vautour de couleur ébène se restaure volontiers dans les décharges et poubelles de supermarchés en Amérique […] Wikipédia