Par Liviaaugustae
« Soyons francs : l'épidémie est avec nous pour un long moment. Nous avons peut-être cru que l'été venant, elle partirait sur la pointe des pieds. Elle n'est pas partie et nous déambulons tous masqués – et, en ce qui me concerne, de la buée sur les lunettes. Cette protection qui brouille ma vision est comme l'image de notre état moral. Je ne crois pas me montrer excessif en le résumant par un mot : incertitude.
Incertitude sur notre avenir. Ce n'est pas que nous manquions de courage, ni de dévouement, ni de capacité à tenir dans l'épreuve, plutôt que la récurrence à la question : que faire ? Que penser ? Jusqu'à quand ? Et après ? Cela est vrai de nombreux domaines, la vie de l'église comprise.
Bref : l'avenir est à peu près aussi clair que mes lunettes quand j'ai le masque sur le nez […] »
Frère Yves Combeau
Les jours passent et se ressemblent beaucoup en ce moment...
Le tulipier du Boulevard devant ma fenêtre en mai dernier lors du premier confinement.
On était au printemps, il était si beau sous le soleil, il était plein de chants d'oiseaux et arborait des milliers de tulipes jaunes.
Le voici aujourd'hui en novembre, misérable, le vent d'ouest lui arrache une à une ses feuilles, elles virevoltent et jonchent le boulevard.
Confinée une seconde fois, j'assiste à l'effeuillage derrière ma baie.
Les français attendaient avec impatience les augures de Macron. C'est la déception !
Noël est bien fichu, nous ne pourrons le fêter en famille !
Et les messes, sont elles aussi confisquées, ils ne veulent que 30 personnes dans les églises, devrons-nous prendre rendez-vous comme chez le coiffeur ou le docteur pour assister à la messe ?
Livia
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