Mercredi 25 novembre 2020
Sainte Catherine d'Alexandrie
Les Grandes Heures d'Anne de Bretagne de Jean Bourdichon
Catherine d’Alexandrie était une jeune égyptienne à forte personnalité et d’une grande érudition. Cette dernière avait tenu tête à l’empereur romain Maxence, tenté de le convertir et refusé de l’épouser ce qui lui valu d’être martyrisée ! La fête de la sainte Catherine se célèbre le 25 novembre de chaque année depuis le Xe siècle et commémore son martyre. Elle est la protectrice des philosophes, des barbiers, des meuniers, des nourrices, des fileuses et des femmes célibataires. Son culte était très populaire au Moyen Âge.
Catherine d’Alexandrie est généralement représentée avec la roue évoquant son martyr ou avec un glaive qui rappelle sa décapitation.
À la sainte Catherine, tout bois prend racine
La fête de la Sainte-Catherine est particulièrement populaire en Estonie, où elle marque l’arrivée de l’hiver. Comme la sève a déjà quitté la partie supérieure des végétaux, ces derniers entament leur période de repos. On considère que dans les pays tempérés, c’est la meilleure période pour faire reprendre les boutures de plantes ligneuses et mettre en terre arbres et arbustes. Mais attention ! Si la fin novembre est incontestablement favorable aux plantations, méfiez-vous quand même de la météo et abstenez vous de planter s’il pleut, vente ou neige.
Deux Catherinettes
Isaac Israels
Catherine d’Alexandrie est la protectrice des célibataires et longtemps, les jeunes filles qui « coiffaient sainte Catherine » l’année de leurs 25 ans, se devaient de porter, le 25 novembre, un chapeau vert (couleur de l’espoir) et jaune (couleur de la famille) sur la tête, dont la décoration est inspirée de leur métier ou de leur passion. Les chapeaux étaient confectionnés par leurs amis ou collège de travail. Autrefois, le 25 novembre était un jour de congés pour les « petites mains » des maisons de couture qui organisaient de grandes fêtes. Aujourd’hui, la mairie de Paris honore les professions de la couture, ainsi que les étudiants des écoles de stylisme, par un rassemblement à l’hôtel de ville où « défilent ceux qui ne défilent jamais », mis en vedette par leur couvre-chef extravagant.
Jusqu'en 2019, cette tradition a survécu, mais est de plus en plus remise en question : non seulement être célibataire ou non mariée à 25 ans n'a rien d'extraordinaire, mais pointer l'état civil des jeunes femmes a évidemment quelque chose de déroutant, qui frise la stigmatisation de genre...
Je ne crois pas que l'on fête encore les catherinettes, les femmes se marient très tard ou prennent « un ami », cette fête est très controversée aujourd'hui et pour une fois avec raison.
J'ai découvert cette « fête » quand je suis arrivée en France, à 23 ans et mariée. Car en Guadeloupe, on ne fête pas les «catherinettes».
Quelle drôle d'idée de fêter la Sainte Catherine en se déguisant ! C'est une fête que je n'aurai pas aimé fêter et bien que je ne sois pas une enragée de féministe, je trouve cette fête stigmatisante pour les femmes, c'est comme si on les montrait du doigt, en disant : celle-là, c'est une laissée pour compte !
Livia