Par Liviaaugustae
Ils se sont mis à deux pour araser la Guadeloupe et ses îles... Deux cyclones énormes avec des vents non moins énormes.
Faisant appel à mes souvenirs passés, car j'ai vécu 3 cyclones, dont celui de 1966 qui fut très violent, mais heureusement pas trop long, (les vents ont commencé à souffler vers 11 heures du matin et ont continué jusqu'à 19h), j'ai essayer d'en reconstituer la violence ainsi que la peur qu'ils suscitent chez les hommes qui se trouvent pris dans leurs tourbillons, que je vous offre ici, avec quelques images envoyées par mon ami le Scrutateur.
Cyclone Maria
La maison a eut beaucoup de chance que ce poteau électrique ne soit pas tombé sur son toit, mais ils n'ont sûrement pas d'électricité !
Cet arbre arraché par le vent est tombé sur le toit des maisons...
La nature est fâchée !
Et les vents déchaînés, poussent et bousculent dans le ciel.
De lourds et charbonneux nuages,
Qui déversent des trombes d'eau.
Des rafales de vents tout droit sorties de l'enfer
Se ruent à l'assaut des maisons
Qu'elles empoignent, les secouent, les ébranlent
Et emportent les toitures.
Ils déciment les grands arbres
Et font danser de diaboliques farandoles
Aux lourdes palmes des cocotiers.
Les filaos, ploient et ondoient
S'affolent et gémissent sous les doigts du vent.
Les fragiles et gracieux bananiers épuisés,
Se sont tous couchés.
Et le vent furieux n'a plus de prise sur eux.
La rivière grossie,
Roulent des eaux jaunâtres
Comme un abcès crevé.
Elle traîne des détritus arraché çà et là,
Elle enjambe le pont et fait trembler ses arches
Sous ses coups sans cesse répétés.
L'Océan en fureur déferle sur les côtes en vagues écumantes.
Brise les bateaux contre les appontements.
Emporte pêle-mêle les arbres et les cases
Qui se balancent un instant sur les crêtes des vagues
Pour finalement disparaître dans d'insondables abîmes
La montagne est blessée sous le choc des vents,
Et de ses flancs meurtris
Descend une lente procession d'arbres arrachés.
En ricanant, le vent et la pluie, étroitement mêlés.
Ivres de folie et de destructions,
Poussent jusqu'à l'effondrement
Tous ces géants morts les racines en l'air.
Et les hommes dans ce grand déferlement se sentent tout petits.
Et tous, retrouvant un lambeaux de prière au fond de leur mémoire,
Prie Dieu à genoux
Pour que cesse le carnage !
Liviaaugustae
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