« Qui visite un pays en ignorant sa langue, n'a rien visité »
Anonyme
François Cheng
François Cheng, né en Chine à Jinan dans la province de Shandon, le 30 août 1929, est un écrivain, poète et calligraphe chinois naturalisé français en 1971.
Issus d’une famille de lettrés, après des études à l’Université de nankin, François Cheng arrive à Paris avec ses parents en 1948 lorsque son père obtient un poste à l’Unesco.
Alors que sa famille émigre aux Etats-Unis en 1949 en raison de la guerre civile chinoise, il décide de s’installer définitivement en France, motivé par sa passion pour la culture française il vivait dans le dénuement et la solitude avant de faire dans les années 1960 des études universitaires, en préparant un diplôme de l’Ecole pratique des hautes études (EPHE). Il se lance aussi dans des traductions en chinois de poèmes français, puis dans celles de poèmes chinois en français.
Si la France est devenu son pays, c’est par l’adoption de cette grande patrie qu’est notre langue, « langage qu’il épouse » (sic)
En 2001, François Cheng reçoit le grand prix de la francophonie de l’Académie française. En 2002 il devient membre de l’Académie française, premier asiatique élu, il est le vingtième récipiendaire du fauteuil 34. Il est membre du Haut Conseil de la Francophonie.
Il a été promu Officier de la Légion d’honneur en 2009.
Il a choisit son prénom français en référence à saint François d’Assise, avec lequel il partage un solide aspect « bon vivant », en choisissant ce prénom, il dit « être devenu français sans réserve ».
Extrait de poème de François Cheng ;
La lune mêle nos ombres
aux ombres des branches
d'amandiers
Une brise mêle nos voix
aux cris intermittents
des grillons
Seuls nos pas résonnent
à la source cachée
qui chantant
Tait le secret de cette nuit du monde
***
Mais l'oiseau point d'empreinte
Ne laisse. Son empreinte est
Son vol même. Nulle trace
Autre que l'instant-lieu,
Joie du pur avènement :
Lieu deux ailes qui s'ouvrent.
Un article dans une revue, (un livre vient sortir, dans lequel (sans forfanterie, il raconte les moments de grâce de sa vie et évoque aussi son adolescence chinoise et ses premières années en France…) cet article a attiré mon attention sur ce poète d’origine chinoise de l’académie française, il a tellement aimé la France, qu’il a dit-il : « appris le français dans les larmes et le sang ». Il pense que : « c’est la beauté seule qui élève, et qui sauvera le monde » !
Si tous les français aimaient autant la France que cet homme on ne serait pas dans la situation qui est la notre aujourd’hui !
Cet homme mérite le titre « d’académicien français », lui qui travaille au dictionnaire comme tous les académiciens pour sauver et consolider notre belle langue… et Dieu sait que nous avons besoin d’eux !
Liviaaugustae