Dimanche 1er Novembre 2020
Nous fêtons aujourd'hui la Toussaint, entachée par l'assassinat du professeur Samuel Paty et par la tuerie de Nice dans une église !
«Après l'effroi de l'attentat perpétré à Nice, au sein de la basilique Notre-Dame de l'Assomption, Mgr André Marceau, évêque de Nice, présidera la Messe de la Toussaint, précédée d'un rite de réparation, afin de rendre au culte la basilique profanée ».
Nous prierons pour les défunts et pour leurs familles endeuillées.
Je vous emmène au Paradis pour la Toussaint afin d'oublier ce monde violent
C'est au cours d'une lecture que j'ai découvert ce très beau texte qui répond aux questions que l'on peut se poser sur le Paradis.
Ce texte redonne de la couleur à ce Paradis que nous avons de la peine à imaginer, mais il nous parle aussi des joies de là-haut, nous n'avons plus qu'à espérer et nous brancher sur cette joie !
Je l'accompagne du magnifique Paradis du Tintoret !
Et du non moins magnifique Halleluja de Haendel, pour l'écouter clic sur le lien ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=rMDRopXHfaY
Livia
Le Paradis
Le Tintoret
Parce que nous vivons dans le temps, nous peinons à imaginer une vie heureuse sans un renouvellement perpétuel de notre environnement et de nos joies. Même si nous habitons une maison idéale, avec une vue imprenable sur la mer ou la montagne, le décor change d’une heure à l’autre et nous aimons aller voir ailleurs ! Nous aimons y recevoir de nouveaux amis, ou regarder quelque chose de nouveau à la télévision. Et si nous vivons en ermites, nous aimons découvrir un peu plus chaque jour le vrai visage du Christ et son amour. Alors, comment être heureux dans le Ciel, quand on verra Jésus enfin dans la splendeur de sa gloire et qu’on jouira de la plénitude de son amour ? Plus rien à découvrir ni à inventer ! Comment se contenter d’un oratoire quand on a passé toute sa vie dans un laboratoire ?
Nous nous consolons en pensant que nous ferons le tour du Paradis et que nous n’en finirons pas de nous dire « merci » les uns aux autres, les « Marie Madeleine » aux « Maria Goretti » et réciproquement. Nos bourreaux nous demanderont « pardon » et nous le recevrons de ceux que nous aurons blessés. Nous crierons « bravo ! » à tous les saints et saintes que nous pensions connaître et qui nous apparaîtront enfin dans toute leur fraîcheur.
Rappelons-nous surtout que Dieu nous dira un jour : « Entre à jamais dans la joie de ton Seigneur » (Mt 25,21). Alors, dans un « coup de foudre » sans fin, nous entrerons dans la joie du Fils bien-aimé : nous aussi, nous ne cesserons de nous élancer vers le Père en Lui disant : « Père, je suis heureux d’être ton enfant chéri et Toi, Tu es formidable ! »
Nous Le verrons en colère contre les malheurs qui nous accablent et « souffrir » de ces malheurs. Mais une souffrance qui n’abîme pas sa joie, car Il voit et nous verrons avec Lui tout le bien que, dans sa toute-puissance, Il est capable de faire sortir de tous ces maux. Nous serons émerveillés de la façon minutieuse dont Il aura veillé sur notre vie et sur la vie du monde. Nous Le féliciterons pour tous ces couples réconciliés, pour tous ces enfants réconciliés avec leurs parents, pour tous ces gens révoltés réconciliés avec leur Créateur et Sauveur. Et nous Lui chanterons notre adoration dans une chorale sans aucune fausse note, sans la moindre jalousie ni la moindre déception.
Et lorsque nous ressusciterons, nos cordes vocales ne seront pas les seules à exprimer notre joie. C’est notre corps tout entier qui jubilera, et j’aime penser que nous n’en finirons pas de danser, de faire du slalom entre les étoiles du ciel transfiguré, en passant sans effort d’une galaxie à une autre !
Ce qui est sûr, c’est que la surprise que Dieu nous prépare est infiniment plus merveilleuse que tout ce que nous pouvons imaginer : « L’œil de l’homme n’a pas vu, son oreille n’a pas entendu, n’est pas venu à son esprit ce que Dieu a préparé pour ceux dont Il est aimé » (1 Co 2,9).
Abbé Pierre Descouvemont