La princesse de Lamballe par Antoine-François Callet
(Musée National de Versailles)
LA PRINCESSE DE LAMBALLE
Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan, voit le jour à Turin en 1749, elle épousera par procuration le prince de Lamballe, fils du Duc de Penthièvre.
Veuve un an après son mariage, elle devient surintendante de la maison de la Reine Marie-Antoinette. Elles deviennent de grandes amies.
Madame de Lamballe souffre de crises répétées d’épilepsie. Le Duc de Chartres (frère de Louis XVI) lui recommande son médecin personnel, un anglais, qui lui conseille les bains de mers, elle part donc en Angleterre pour se soigner, mais elle est rappelée à Paris par la Reine.
Le 14 juillet 1789 la Reine lance un cri de détresse à son amie : « Tout est perdu, la Bastille est au pouvoir des parisiens… Ne perdez un instant pour venir me rejoindre. Tous mes amis fuient ; puissent-ils échapper à la fureur du peuple !... Une solitude affreuse nous environne ; il ne nous reste de fidèle que les gardes du corps et les Suisses… »
La princesse de Lamballe n’hésite pas une seconde, elle part rejoindre la Reine aux Tuileries. Mais le Roi et le Reine préparent leur fuite. Quand à la princesse de Lamballe elle retourne en Angleterre, où elle apprend l’arrestation de la famille royale à Varennes. Les deux amies s’écrivent : « Je suis heureuse, ma chère Lamballe de vous savoir en sureté dans l’état affreux de nos affaires ; … Je sais bien que votre cœur est fidèle, et je ne veux pas que vous reveniez, je vous porte tous malheur… » Mais madame de Lamballe a changée elle confie à madame de la Rochejaquelin : « Plus le danger augmente, plus je me sens de force, je suis prête à mourir. Je ne crains rien… » Alors, elle fait ses malles et revient en France.
La princesse est auprès de la famille royale quand les troupes révolutionnaires envahissent les Tuileries. Ils sont tous emmenés au Temple, au bout de cinq jours, ceux qui ne font pas parti de la famille royale, sont transférés à l’hôtel de La Force, transformée en prison. Les massacres de septembre commencent. Madame de Lamballe est emmenée devant ses juges, son crime, avoir été une amie de la Reine, son sort est décidé, abattue sans avoir pu se défendre, son corps est dépouillé de sa robe blanche ; nue, on l’expose en pleine rue. Mais ce n’est encore pas assez pour la foule en furie : un homme lui tranche la tête, un autre lui ouvre le ventre. On crie : « au Temple ! Au Temple ! La Lamballe ! Allons faire baiser à l’autrichienne la tête de sa putain. » (Les libelles injurieux des révolutionnaires affirmaient que le Reine avait une relation saphique avec la princesse de Lamballe, alors qu’elles n’étaient toutes deux que des amies de cœur ! Mais aujourd’hui encore films et livres du prêt-à-penser, continuent à véhiculer cette horreur) La foule se précipite à la prison du Temple, un garde prévenu de ce funeste convoie oblige Marie-Antoinette à embrasser la tête de son amie fichée au bout d’une pique. La Reine s’évanouie d’horreur et de douleur : la princesse de Lamballe sa courageuse amie n’est plus.
En voilà une tranche de l’histoire de France que l’on aimerait oublier !
Cependant, nos dirigeants d’aujourd’hui, nous citent en continue, ces valeureux révolutionnaires, qui ont libéré la France.
Dans un bain de sang !
A Nantes, la Loire charriait les corps des aristos et de tous nantais qui ne partageaient pas le point de vue des révolutionnaires, noyés par Carier ! A Paris l’on guillotinait tant et plus, si bien qu’en fin de journée la lame ne coupait plus, et il fallait s’y reprendre à deux ou trois fois…
Même aux Antilles, les « libérateurs », ont envoyés des bateaux avec à leur proue, une guillotine…
Beaucoup de gens étaient déjà parti aux Amériques pour sauver leur peau, certains sont revenus, d’autres y sont restés, d’autres encore (comme les de Matignon, en Guadeloupe,) se sont cachés dans les grands fonds de Sainte-Anne…
Liviaaugustae