Vue aérienne de Venise : au premier plan le
Canal de la Giudecca, au centre l’arrondi du Grand Canal, au fond la Lagune et le cimetière de San Michele et l’Île de Murano.
Historique :
Les habitants de Padoue, ceux d’Aquilée et d’Adria, les Vénètes qui occupaient depuis des temps reculés les régions de terre ferme, tous avaient déjà songé à s’installer pour la pêche et le
commerce dans les îlots de la lagune. Les malheurs de l’Empire romain, les invasions au Ve et VIe siècle, les poussèrent à rechercher définitivement refuge dans les îles éparses et surtout sur
le Rivo Alto (Rialto) plus vaste. Moins âpre que l’on ne le penserait, la nature fut propice.
Au
VIIe siècle, la ruée des Lombards augmente encore le nombre des réfugiés. Les Vénètes décident alors d’unifier toutes les îles sous la seule autorité d’un « Dux » ou Doge. Venise
reste à l’écart de l’Italie bouleversée. La mer aura été son rempart sauveur, elle lui sera vers l’Orient une route de richesse et de gloire.
En
1202, Venise se joint à la IVe croisade et en sort victorieuse.
Elle
est devenue puissante et fastueuse, elle construit des merveilles autour des reliques de Saint Marc ramenés d’Alexandrie.
Au
XVe siècle, elle prévaut par ses armées comme par ses flottes.
Mais
l’islam entre à Constantinople en 1453.
Durant
les IV siècles suivants, malgré d’étonnantes périodes de fécondités artistiques, elle s’épuise dans de continuelles guerres de défense contre les Turcs.
Le
tonnerre de la révolution française ne la réveillera pas, elle s’allie à l’Autriche, puis effrayé devant Bonaparte, capitule. A la chute de
Napoléon, celle qui fut l’héritière de Byzance ne sera plus que la vassale malheureuse des Habsbourg. En 1849, Venise se révolte et chasse ses dominateurs.
Le
royaume d’Italie est reconstitué en 1866, Venise y est rattachée.
Aujourd’hui,
elle fait partie de l’état italien, est capitale d’une province et troisième port d’Italie.
Extrait
de : Vive Venise de Jean Raspail