Portrait de Madame Louise par Nattier
1747-1748
« La Ferme » 1753 peint par la
Reine d’après un tableau d’Oudry.
(Château de Versailles)
Sainte Thérèse dans son enfance peint
par la Reine : un des six tableaux offerts au carmel de Compiègne.
(Carmel de Sens)
Ces six petits tableaux furent sauvés à la révolution par une des religieuses rescapée de la terreur et qui regagna le carmel de Sens en 1823.
Outre Belle, Natoire, Nattier, Vien qui ont travaillés pour elle, Charles-Antoine Coypel a été celui qui a le mieux traduit ses goûts. Après la mort de son père en 1766 elle attirera des artistes lorrains et même l’architecte Richard Mique qui bâtira le petit Trianon.
Marie adore aussi la musique. Depuis son enfance, elle joue de plusieurs instruments. Bien que médiocre interprète elle a su léguer sa passion à ses enfants. Ainsi le Roi Louis XV vient tous les jours boire son café en écoutant ses enfants jouer de l’orgue. Outre les récitals privés de la famille royale, la Reine organise deux fois par semaine, de grands concerts où les œuvres de Lully occupent une large part. En décembre 1763, elle accueille un jeune prodige, Mozart, qui soupe au côté de la Reine le soir du jour de l’an. Le père de Mozart Léopold raconte : « La Reine parle allemand comme vous et moi ; comme le Roi n’y entend rien, elle lui traduisit tout ce que disait notre héroïque Wolfgang. »
STANISLAS LESZCZYNSKI
(Père de la Reine)
Portrait de Stanislas Leszczynski vers 1725
par Jean-Baptiste Van Loo
(Château de Versailles)
Stanislas est un héritier d’une des plus influentes familles de Pologne. Il exerce la fonction de Voïvode de Poznan, siège au Sénat et porte le titre de comte de Leszno. Il est élu roi de Pologne grâce au soutien du Roi de Suède. Il va régner brièvement avant de fuir les armées russes qui ravagent la Pologne. Au terme d’une longue errance, il se réfugie en Alsace à Wissembourg.
C’est un homme pieux, sa fille à Versailles, calque ses habitudes religieuses sur celles de son père, au point de prier dans la chapelle des Récollets aux mêmes heures que lui à Nancy.
C’est un mécène averti, un homme de goût, on lui doit la fameuse Place Stanislas à Nancy, qui aime la musique, la peinture, très instruit il lit beaucoup. Très gourmand, les repas tiennent une place importante dans sa vie. Il a introduit à Versailles les meringues ainsi que le fameux baba.
Il s’entendit très bien avec son gendre, avec qui il entretint des relations épistolaires, et par testament il légua à Louis XV l’Alsace-Lorraine.