Emblème de François Ier : La
Salamandre.
Enluminure : Armes et Emblèmes de François
Ier in Claude de Seyssel
La grant Monarchie de France 1515.
(Bibliothèque Nationale de France)
Le nom de François Ier résonne de façon familière en chacun de nous (L’Ecole de Jules Ferry, sans parti pris apprenait à nos enfants l’histoire de France de A à Z), car c’est un nom chargé d’images.
François Ier c’est d’abord une bataille au nom et à la date légendaire (Marignan 1515), avec l’image du Roi chevalier adoubé par Bayard au Camp du Drap d’Or.
François Ier armé chevalier par Bayard à la
bataille de Marignan de Louis Ducis. (1817)
(Blois Musée du Château, Dépôt du Louvre)
Le livret du Salon dans lequel fut présenté ce tableau, précise les circonstances de l’adoubement de François Ier : « après la bataille de Marignan, François Ier voulut que Bayard l’arma chevalier au milieu de son camp et en présence des personnages les plus distingués de l’armée. La cérémonie étant terminée, Bayard adresse à son épée ces paroles mémorables : tu es bien heureuse mon épée, d’avoir aujourd’hui à si vertueux et si puissant Roi donné ordre de chevalerie… »
François Ier c’est ensuite à nos yeux des portraits célèbres du Roi peint par Titien et par Jean Clouet.
Portrait de François Ier en buste vers 1525 de
Jean Clouet.
(Musée du Louvre)
Portrait de François Ier de profil vers 1538 du
Titien.
(Musée du Louvre)
Pour les français nommer François Ier évoque la Renaissance, le Roi bâtisseur des Châteaux de la Loire… Autant de souvenirs que nous gardons de nos leçons apprises à l’école… Plus tard nous avons lu aussi que le Roi avait la réputation d’être galant et qu’il avait gravé un jour sur le vitrage d’une fenêtre de Chambord une sentence restée célèbre : « Souvent femme varie, bien fol est qui s’y fie ! » Sentence effacée plus tard par un autre grand Roi, Louis XIV.
Si parmi de nos Rois, François Ier occupe une place à part, c’est qu’il semble mieux répondre aux attentes de l’éloge du Prince. Celui-ci doit allier la force et le goût pour les armes, avec la sagesse et l’amour des sciences, mais aussi la noblesse d’âme et la beauté du corps. Le Roi était beau ; c’est ce que répètent à satiété les auteurs du XVIe siècle, dès son avènement François est si beau qu’en le voyant : « l’œil corporel des regardants en est délecté », s’extasie Guillaume Crétin, jusqu’à la fin de son règne.
Buste de François Ier 1850 de Jean-Baptiste
Halou.
(Blois Musée du Château)
Tapisserie du départ pour la chasse vers
(1610-1618) pièce de la tenture des chasses du Roi François, qui comporte 14 pièces.
(Château de Chambord)
Et ce grand Roi, qui fit la France, est aujourd’hui, pratiquement inexistant dans les manuels scolaires !