Illustration de Jeanne D’arc, peint par Sir W.
B. Richmond.
En
1412, le 06 janvier, Jeanne D’Arc, naît à Domrémy, elle est la fille de cultivateurs relativement aisés.
En
1425, elle entend pour la première fois des voix célestes, celles de Sainte Catherine, de Sainte Marguerite et de Saint Michel.
En
1429, vers le 13 février, Jeanne part pour Chinon, comme lui ont ordonnées les voix, et rencontre le Dauphin. Après une enquête, celui-ci se laisse convaincre de l’envoyer à Orléans assiégée
par les Anglais, avec un convoi de ravitaillements. Le 08 mai 1429, après l’assaut décisif lancé par Jeanne, les anglais lèvent le siège d’Orléans. Puis en juin, suit la prise de Jargeau,
Mung-sur-Loire, Beaugency, et Patay. Le 17 juillet Charles VII est sacré à Reims. En septembre c’est l’échec de l’assaut devant Paris. L’armée royale se replie sur Giens et se disperse. Jeanne
décide de poursuivre seule avec sa propre troupe, elle ne représente plus le Roi. Le 23 mai 1430, jeanne est faite prisonnière à Compiègne, assiégée par les bourguignons, et Jeanne est conduite
sous escorte anglaise jusqu’à Rouen où elle est emprisonnée.
Du 09
janvier au 29 mai 1431, procès de Jeanne en inquisition à Rouen conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des anglais. Plus d’une centaine d’ecclésiastiques y participent. La peur
des anglais plane.
Le 30
mai Jeanne meurt sur le bûcher.
Jeanne au bûcher : une
image forte de l’iconographie historique française.
En 1909, Jeanne est béatifiée, avant d’être canonisée en 1920, au lendemain de la première guerre mondiale.
A quelques jours de sa canonisation, le gouvernement français décrète que : « La République Française, célèbrera le 08 mai, la fête de Jeanne D’Arc, fête du patriotisme ».
C’est-à dire que la République qui a vaincu la Monarchie s’approprie la figure de Jeanne D’Arc.
Le souvenir de Jeanne D’Arc n’a jamais été effacé de la mémoire. Il continuera à briller tant qu’on se demandera si la France a un sens. Il est naturel qu’on cherche inconsciemment l’image de
quelqu’un qui croit en la France, et n’admet pas sa disparition. Face à un pays divisé, à une France au fond de l’abîme, que fit Jeanne ? Elle se tourna vers la tradition avec le sacre
de Reims. En même temps, elle paria sur l’avenir, sur la modernité de la France de l’époque.
Extrait de l’interview de Max Gallo, à propos de son livre :
Jeanne d’Arc – Jeune fille de France brûlée vive.