Par Liviaaugustae
Ce poème est un chant d’amour du poète à son île.
Le colibri en est la pierre précieuse…
Liviaaugustae
Colibri madere eulampis jugularis
(image wikipédia)
Ivresse
Aux lèvres de tes fleurs, comme un enfant joyeux,
Le colibri suspend son élégance frêle ;
Il va comme un éclair de l’une à l’autre, et mêle
L’éclat de leurs couleurs à l’éclat de ses feux.
Pour elles, ses ébats aériens, ses jeux
Où scintille l’écrin lumineux de son aile,
Pour tes fleurs, le rubis de sa gorge étincelle,
Et son aigrette flambe et resplendit aux yeux !
Il vole, ainsi vêtu d’or et de pierreries,
Portant à chaque fleur sa caresse d’amant
Et flamboie au soleil, comme un joyau vivant !
Sa vie se passe en folles griseries
Parmi les enivrants arômes de tes bois,
Sous ton ciel bleu, limpide et sans émois !
Dominique Guesde
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