J'ai vu cette opéra à l'opéra Garnier à Paris il y a quelques années, c'est gai, charmant et surtout... plein d'amour.
Espérons que cet opéra-là ne sera pas inquiété par les wokistes et mis au rancart comme tant d'autres œuvres !
Livia
L'élixir d'amore...
(image pixabay)
L’histoire, qui se déroule dans un village du Pays basque, est relativement simple, pleine d’humour et de dérision. Nemorino, jeune fermier désargenté est amoureux de la riche héritière terrienne Adina, qui le dédaigne et lui préfère le fringant sergent Belcore. Pour conquérir Adina et se rendre irrésistible à ses yeux, Nemorino achète à un charlatan, le docteur Dulcamara, un élixir magique, qui s’avère être une simple bouteille de Bordeaux. L’élixir provoque la gaieté du jeune paysan, mais aussi son indifférence face à Adina. Piquée au vif, elle consent alors à épouser Belcore. Invité à la noce, le docteur Dulcamara propose une autre bouteille à Nemorino, qui pour l’acheter n’a pas d’autre choix que de s’engager dans l’armée. Intervient alors un providentiel coup de théâtre: Nemorino apprend qu’il hérite d’un oncle fortuné, devenant ainsi l’homme le plus séduisant du monde. Maintenant riche, il peut épouser Adina, confirmant au passage l’efficacité de l’élixir de Dulcamara !
Le livret de L’Elixir d’amour est une adaptation très fidèle d’un autre livret d’opéra, Le Philtre de Daniel-François-Esprit Auber, écrit par Eugène Scribe, et qui a rencontré un très beau succès à l’Opéra de Paris, en juin 1831. Il met en scène, également dans un village basque, Guillaume, garçon de ferme, Térézine une jeune fermière, Joli-Coeur un sergent et le docteur Fontanarose, charlatan. C’est à Felice Romani qu’est confié la rédaction du livret. Romani a déjà travaillé avec Donizetti trois ans auparavant, en 1830, une collaboration qui a conduit au premier grand succès de Donizetti, Anna Bolena. Romani travaille vite. Il n’a en fait pas le choix, les circonstances lui imposent de ne pas perdre de temps, car le directeur du Teatro Della Cannobiana de Milan s’est adressé à Donizetti dans l’urgence, pour pallier la défection d’un autre compositeur. Le directeur du théâtre avait d’ailleurs proposé à Donizetti de puiser dans l’un de ses précédents opéras. Donizetti avait refusé, en expliquant qu’il avait «assez d’énergie pour composer un opéra flambant neuf en quinze jours».
Pour écouter cette célèbre furtiva lagrima extraite de l'élixir d'amore, clic sur le lien ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=h8_AfrqbT5k