Par Liviaaugustae
La marquise de Brinvilliers
Le 31 juillet 1672, Jean-Baptiste Godin de Sainte-Croix ami des Brinvilliers décède de mort naturelle.
Passionné d'alchimie, lors d'un séjour à la Bastille, où il est emprisonné pour dettes, il parfait ses connaissances avec un empoisonneur italien Exili.
Jean-Baptiste Godin à la Bastille
S'il n'a jamais trouvé la pierre philosophale ni le secret de la transformation des métaux en or, en revanche il a élaboré un poison à base d'arsenic indécelable a condition de l'administrer à petites doses et durant plusieurs mois.
Après sa mort, son hôtel de la rue Hautefeuille est inventorié, dans lequel on découvre une cassette contenant sa confession. On trouve également des lettres d'amour de Madame de Brinvilliers, mentionnant l'empoisonnement de son père et de ses frères.
Ainsi que des fioles contenant des substances chimiques indécelables complète le tableau.
Il a beaucoup de riches clients, outre la Brinvilliers, qui lui achètent à prix d'or, ce qu'il appelle : sa poudre de succession. Mais la Brinvilliers sottement a copié de sa main ladite recette et c'est cette preuve de culpabilité, que Godin garde dans sa fameuse cassette, pour éviter tout chantage de la part de sa cliente.
La plus terrible affaire du règne de Louis XIV vient d'éclater : L'affaire des poisons. Car au fur et à mesure, on découvre les noms de grands personnages du Royaume.
Assignée en justice, la marquise s'enfuit à Londres. Colbert accélère l'enquête et Marie-Madeleine est condamnée par contumace. Avec l'aide financière de ses sœurs elle passe en Hollande puis dans la Principauté de Liège, où sa cavale prend fin le 25 mars 1676. Arrêtée au couvent de Notre-Dame des anges, elle tente à trois reprises de se suicider. Elle est incarcérée à la Conciergerie.
L'empoisonnement du père
Lors du procès, Madame de Sévigné résume ainsi l'effroi général : « Les plus grands crimes sont une bagatelle, en comparaison d'être huit mois à tuer son père et a en recevoir toutes ses douceurs où elle ne répondait qu'en doublant la dose. »
La marquise est soumise à la question dont le supplice de l'eau.
La marquise menée au supplice
Dessinée par Lebrun
Le 17 juillet 1676, elle est exécutée en Place de Grève et son corps brûlé.
Madame de Sévigné dit encore lors de l'exécution : « Son corps a été jeté dans un fort grand feu et les cendres au vent, de sorte que nous la respirons... »
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