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La canicule...

 

 

 

 

 

 

J'ai acheté un petit livre de Stefan Zweig, qu'une de mes revues recommandait, c'est un petit bijoux. Je l'ai lu d'une seule traite, en une après midi, il faut dire qu' il n'a que 57 pages.

 

Dans un style brillant, Stefan Zweig décrit la chaleur éprouvante de la canicule, l'attente de la pluie et de sa fraîcheur.

 

Je buvais chaque mot décrivant si bien tout ce que l'on peut ressentir dans une chaleur pesante en manque d'air... comme ce temps que nous vivons depuis la fin juin.

 

Liviaaugustae

 

 

 

La canicule...

 

Une haute vallée du Tyrol, lors d'un été très chaud. Dans une pension, deux jeunes gens tombent amoureux au premier regard. Au cours d'une nuit, la jeune femme reçoit enfin l'amour passionné de celui qu'elle désire... Mais cet instant d'ivresse a-t-il eu lieu ?

 

C'est une des œuvres les moins connues de Zweig. Elle a été redécouvert au cours de ces dernières années ; elle est considérée comme l'une des plus belles de l'écrivain aujourd'hui.

 

 

 

 

 

Quelques extraits :

 

 

 

« Mais la chaleur ne fit qu'augmenter de jour en jour et la pluie refusait toujours de venir. Le soleil tapait d'aplomb, du matin au soir, et progressivement son œil jaune et tourmenteur sembla prendre l'obstination inerte d'un fou... »

 

 

 

« Le temps s'était liquéfié dans cette lourdeur affreuse, les heures, tombées en bouillie, s'était fondue dans une rêverie torride et insensée...

 

Alors il me sembla, tout à coup, que la nature produisait un souffle, un souffle léger, autant que si, venu de quelque part, un soupir montait, brûlant et languide.... »

 

 

 

« J'attendis et attendis, mais rien ne se passa. Le ciel jetait vers le bas un regard noir et fixe, le front tout assombri ; tout resta plusieurs minutes dans un silence de mort, mais alors il sembla passer sur le visage du ciel une lueur sarcastique. Depuis l'ouest, les hauteurs s'éclaircirent, le mur des nuages se défit progressivement et ceux-ci continuèrent à rouler avec un léger grondement. Leurs abysses se réduisirent peu à peu ; et sous l'horizon scintillant le paysage attentif s'étendait dans une déception impuissante et frustrée. Comme de rage, un léger et dernier frémissement parcourut les arbres, qui se courbèrent et se tordirent ; mais ensuite les mains du feuillage, déjà tendues avec avidité, retombèrent mollement, comme mortes. Le crêpe des nuages se fit de plus en plus transparent ; une clarté mauvaise, menaçante, surplombait le monde sans défense. Il ne s'était rien passé. L'orage s'était éclipsé. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C
C'est formidablement bien décrit et tout à fait de circonstance. Bisous
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D
Bonsoir Livia, merci pour la description de ce joli livre.<br /> Mes amitiés et bisous et douce soirée.
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B
J'aime beaucoup Stefan Zweig. Je vais voir si j'ai ce titre dans ma bibliothèque.<br /> Merci et bon week end.
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É
Tu as doublé ton texte me semble-t'il. Merci pour cette chronique. Je note le titre. Bisous
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Q
Je n'ai pas lu ce livre, mais je le note... :)<br /> Merci pour cette découverte, Livia.<br /> Passe une douce journée.
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