Par Liviaaugustae
Mosaïques romaines du Ier siècle avant J.C.
Avec des cousins, nous avions créé une compagnie théâtrale, baptisée, «la CieWAFF».
Et, sans complexes, nous «montions» des pièces, telles que... «Le CID, deMolière» !
Nous invitions les adultes, parents, oncles tantes à nos représentations moyennant
20centimes d'entrée, ce qui nous permettait de nous acheter quantité de bonbons...
A la lecture du programme, pourtant si beau et si bien fignolé par nous, papa
furieux de notre ignorance, annula carrément le spectacle et me fit copier 200 fois,
"Le Cid est de Corneille", je peux vous assurer que je ne l’ai jamais oublié ! J'avais 11
ans à l'époque.
Par contre, nous avons monté avec succès «Andromaque de Racine».
Les costumes étaient fait maison avec ce que nous pouvions glaner dans les
armoires de nos mères, et grand-mères, à cette époque, on ne jetait rien, cela
pouvait servir un jour ! La preuve, cela nous servait pour les costumes de nos pièces
ou bien pour nous déguiser «à mardi gras», comme nous disions alors.
Le costume d’Andromaque, se composait, d’une longue chemise de nuit blanche,
empruntée à maman, et d’un petit drap qui servait de toge, savamment noué sur
l’épaule, retenu par un cabochon de pacotille trouvé dans le bric-à-brac du galetas
de mes grands parents.
Je demandais alors à mon frère : "je suis Andromaque, comment trouves-tu mon
costume" ?
Avant qu’il n’ait eut le temps de me répondre, notre petit frère de 5 ou 6 ans, qui
avait enfilé le maillot de bain de mon parrain, nous dit d’un air sérieux: «et moi je
suis en maillot» !
C’était un petit garçon maigrichon, contrairement à mon parrain qui était très
grand et très fort. Imaginer donc un petit nain dans un habit de géant.
Ce mot d’enfant, nous amusa beaucoup.
Livia
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