Par Liviaaugustae
Les torches de Néron par Henryk Siemiradzki (1876).
NERON
Le 18 juillet 64, alors que Néron revenait d’une tournée triomphale dans le sud de l’Italie, pays grecs, qu’il trouvait en accord avec ses prestations artistiques, le feu se déclara brutalement à Rome. Ce n’était, on le sait, pas la première fois, l’incendie ne fut maîtrisé qu’au bout d’une semaine transformant la ville en brasier. Quand le feu fut circoncit, Rome, était calcinée à 20% et que nombre d’habitants avaient disparus dans les flammes. L’Empereur, revenu d’Antium en toute hâte, avait aussitôt organisé les secours, mettant ses immenses jardins à la disposition des familles éprouvées.
Des rumeurs perfides, coururent dans la ville : c’était l’Empereur qui avait programmé l’incendie à des fins d’urbanisme, ce à quoi plus personne ne croit aujourd’hui, ne serait-ce, explique Lucien Jerphagnon : « que parce que Néron avait perdu dans le sinistre, des collections auxquelles il tenait beaucoup. »
Mais la plèbe voulait des coupables. Des malveillants s’avisèrent que le quartier juif, situé sur la rive droite du Tibre, n’avait pas été touché. De là à imputer aux juifs la responsabilité criminelle de l’évènement, il n’y avait qu’un pas, qui fut franchit. Pour se laver de cette accusation injuste, les juifs auraient (d’après certains historiens), désigné les chrétiens, ces déviationnistes, avec qui ils étaient en perpétuels conflits. Pour plaire au peuple, quelque centaine de chrétiens furent appréhendés (la grande majorité avait déjà quitté Rome) et voués à de cruels supplices. Ce n’était pas en tant que chrétiens, Néron ne s’en souciait guère, mais en tant qu’incendiaires présumés.
Tacite nous raconte : « Leurs exécutions, furent transformées en jeux : on les revêtit de peaux de bêtes et ils périrent sous la morsure des chiens, ou bien ils furent cloués à des croix, ou bien on y mit le feu, pour que, lorsque le jour baissait, ils brûlent et servent d’éclairage nocturne. »
Toujours, d’après Lucien Jerphagnon : « il y eu donc châtiment, mais pas persécution. »
Néron, laissa l’Empire, en bonne santé, malgré la folie qu’on lui attribuait.
Cependant, les historiens modernes, « pensent, malgré toutes ses extravagances » que Néron, n’était point fou.
Nous sommes en pleine réhabilitations ou condamnations posthumes…
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