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La Fontaine encore et toujours...

 

Les œuvres de La Fontaine sont immortelles, elles plongent dans le cœur de l'homme, hors l'homme ne change pas, depuis le XVIIe siècle, il recommence les mêmes bêtises et parfois les mêmes horreurs.

 

 

 

 

 

"Je me sers d’animaux pour instruire les hommes" écrit Jean de La Fontaine, en 1668, dans sa dédicace au Dauphin du premier recueil des Fables.

 

 

Les animaux malades de la peste

 

Auguste Vimar

 

"Selon que vous serez puissant ou misérable…"

 

Dix ans plus tard paraît le second recueil dédié à Madame de Montespan, favorite du roi-Soleil. "Les Animaux malades de la peste" ouvrent ce volume. L’argument est connu: une épidémie de peste frappe les bêtes. Le roi des animaux y voit le signe du courroux divin et propose que chacun se confesse. Le plus coupable se sacrifiera pour la guérison des autres. Le renard se fait l’avocat du lion qui avoue avoir dévoré moutons et bergers. De son côté, le loup influence les animaux, l’ours et le tigre échappent à la vindicte à la différence d’un inoffensif animal, l’âne. Coupable d’avoir mangé l’herbe d’un pré voisin, le voici condamné: "haro sur le baudet!". Une sentence inéquitable clôt la fable: "selon que vous serez puissant ou misérable/ Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir"

 

(Et nous voilà aujourd'hui face au Covid mais depuis ce temps-là, rien n'a changé, les mêmes principes règnent encore aujourd'hui - Livia)

 

 

Illustration de Grandville

 

"Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute

 

Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. / Le corbeau honteux et confus, / Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus." clôt "Le Corbeau et le renard", délectable adaptation d’une aventure du Roman de Renart, lui-même influencé par les fables d’Esope. Critique de la flatterie ô combien pratiquée à la Cour de Louis XIV, le texte raille aussi la vanité du corbeau sensible aux belles paroles du renard.

 

 

La Cigale et la Fourmi

 

Gustave Doré

 

Eh bien ! dansez maintenant

 

La Cigale et la Fourmi, la plus célèbre des fables de Jean de la Fontaine ouvre le recueil publié en 1668. Ce natif de Château-Thierry sait-il qu’une voie royale s’ouvre à lui mais qu’il lui faudra de puissants protecteurs? À 47ans, ce maître des eaux et forêts reçoit déjà une pension de Nicolas Fouquet – pour son poème Adonis-. Il se souviendra de cette aide financière quand Fouquet tombera en disgrâce en 1661, La Fontaine sollicitera l'indulgence du roi un an plus tard. Éloigné de la Cour, le poète reste cependant dans les cercles d’influence: familier des salons de Mme de La Fayette, de Mme de Sévigné, soutenu par Mme de La Sablière, il fait fureur. La publication des Fables achève de l’installer dans le paysage mais il ne rentrera jamais dans les bonnes grâces du souverain.

 

 

Le Loup et l'Agneau

 

Jean-Baptiste Oudry

 

Dans la fable, "Le Loup et l’Agneau", le féroce canidé ne fait qu’une bouchée de l’agneau. La morale est donnée dès le premier vers. La destinée du pur agneau est écrite: il passera à la casserole en dépit de ses arguments raisonnés et la mauvaise foi du loup.

 



 

Nombre de vers de Jean de La Fontaine extraies de ces fables sont passés dans le langage courant comme :

 

 

"Aide-toi, le Ciel t’aidera" qui conclut la fable Le Chartier embourbé

 

 

Le Lion et le rat

 

«Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » (Le Lion et le rat) la morale de cette fable est : on a souvent besoin d'un plus petit que soi !

 



 

Mais saviez-vous que Monsieur de La Fontaine notre grand fabuliste est en grand danger ?

 

Ne voilà-t-il pas que les « spécistes » s'en prennent à lui dans leur mouvement de déconstruction de notre société Occidentale, ces gens-là trouvent que La Fontaine maltraite les animaux dans ses fables et tenez-vous bien "qu'il rabaisse les animaux au niveau des hommes" !!!

 

C'est une société aveugle et sans repères qu'ils nous concoctent et j'ai très peur pour l'avenir de mes petits enfants.

 

Livia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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É
Bonjour Chantal. J'aime beaucoup ses fables. Il y a bien des fous pour vouloir les faire disparaître...
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G
La Fontaine  est toujours à lire et à relire
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R
Ces poème était de belles analyse mais n'ont pas servit de leçons et c'est bien dommage....Bisous bonne journée
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N
Eh oui les animaux et les fables de La Fontaine ! De sérieux sujets de méditation. À l’époque c’était déjà des « leçons « ! Mais nous pourrions y prêter attention maintenant également ! <br /> Si nous tenions compte davantage des leçons du Passé pour avancer au lieu de se fixer sur un hypothétique nouveau monde. Pour avancer en voiture certes il faut regarder devant MAIS le rétroviseur est bien utile aussi !!!<br /> Bonne journée.<br /> Bisou.
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G
Un génie de la plume qui savait mettre en vers tous les travers des puissants et des petites gens sous la forme<br /> d'animaux!<br /> Une trouvaille pas toujours appréciée par les puissants!<br /> Bises ma Livia<br /> Gigi<br />  
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