Les œuvres de La Fontaine sont immortelles, elles plongent dans le cœur de l'homme, hors l'homme ne change pas, depuis le XVIIe siècle, il recommence les mêmes bêtises et parfois les mêmes horreurs.
Les animaux malades de la peste
Auguste Vimar
Illustration de Grandville
"Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. / Le corbeau honteux et confus, / Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus." clôt "Le Corbeau et le renard", délectable adaptation d’une aventure du Roman de Renart, lui-même influencé par les fables d’Esope. Critique de la flatterie ô combien pratiquée à la Cour de Louis XIV, le texte raille aussi la vanité du corbeau sensible aux belles paroles du renard.
La Cigale et la Fourmi
Gustave Doré
Eh bien ! dansez maintenant
La Cigale et la Fourmi, la plus célèbre des fables de Jean de la Fontaine ouvre le recueil publié en 1668. Ce natif de Château-Thierry sait-il qu’une voie royale s’ouvre à lui mais qu’il lui faudra de puissants protecteurs? À 47ans, ce maître des eaux et forêts reçoit déjà une pension de Nicolas Fouquet – pour son poème Adonis-. Il se souviendra de cette aide financière quand Fouquet tombera en disgrâce en 1661, La Fontaine sollicitera l'indulgence du roi un an plus tard. Éloigné de la Cour, le poète reste cependant dans les cercles d’influence: familier des salons de Mme de La Fayette, de Mme de Sévigné, soutenu par Mme de La Sablière, il fait fureur. La publication des Fables achève de l’installer dans le paysage mais il ne rentrera jamais dans les bonnes grâces du souverain.
Le Loup et l'Agneau
Jean-Baptiste Oudry
Dans la fable, "Le Loup et l’Agneau", le féroce canidé ne fait qu’une bouchée de l’agneau. La morale est donnée dès le premier vers. La destinée du pur agneau est écrite: il passera à la casserole en dépit de ses arguments raisonnés et la mauvaise foi du loup.
Nombre de vers de Jean de La Fontaine extraies de ces fables sont passés dans le langage courant comme :
"Aide-toi, le Ciel t’aidera" qui conclut la fable Le Chartier embourbé
Le Lion et le rat
«Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » (Le Lion et le rat) la morale de cette fable est : on a souvent besoin d'un plus petit que soi !
Mais saviez-vous que Monsieur de La Fontaine notre grand fabuliste est en grand danger ?
Ne voilà-t-il pas que les « spécistes » s'en prennent à lui dans leur mouvement de déconstruction de notre société Occidentale, ces gens-là trouvent que La Fontaine maltraite les animaux dans ses fables et tenez-vous bien "qu'il rabaisse les animaux au niveau des hommes" !!!
C'est une société aveugle et sans repères qu'ils nous concoctent et j'ai très peur pour l'avenir de mes petits enfants.
Livia