Le 6 janvier dernier nous fêtions la visite des rois à la crèche avec leurs cadeaux destinés à l'Enfant qui venait de naître.
Mais connaissons-nous vraiment l'origine des galette que l'on déguste ce jour-là ?
Livia
Ma galette et la couronne pour tirer les Rois... accompagnée par le cidre offert par mon pâtissier
La fève ce dimanche-là, représentait Napoléon en costume de sacre, il a été rejoindre les autres fèves dans mon bocal.
Que serait la tradition de la galette des rois sans la fève ? Dans chacune des galettes fabriquées, le boulanger introduit une fève qui servira à désigner le “roi” parmi les convives partageant la galette. L’usage de la fève remonte probablement aux Romains qui l’utilisaient comme « bulletin de vote » pour élire le roi du festin lors des fêtes des Saturnales, des rassemblements populaires pour célébrer le solstice d'hiver, entre décembre et janvier. Pendant sept jours consécutifs, de grandes fêtes avaient lieu en l’honneur de Saturne, dieu de la Paix et de la Prospérité. A cette occasion, maîtres et esclaves se retrouvaient pendant un temps sur un pied d’égalité : un tirage au sort faisait roi un esclave ou un condamné à mort.
Au IVe siècle, l’Eglise rend fériée la date du 6 janvier pour célébrer la naissance de Jésus et l’adoration des Mages. La tradition du tirage du roi héritée des Romains est conservée pendant le haut Moyen-Age, à la même saison. Point de Saturnales mais une « fête des fous » où les rôles sociaux sont totalement inversés : les domestiques deviennent les maîtres et les maîtres, domestiques. Le « roi de la fête » était celui qui trouvait une fève dans un gâteau. La première attestation du partage d’une galette remonte à 1311 dans une charte de Robert de Fouilloy, évêque d’Amiens. Normalement, celui qui trouvait la fève devait payer sa tournée à la tablée. Pour ne pas débourser un centime, il était courant que certains participants avalaient la fève afin de ne pas débourser d’argent. Pour éviter que le roi ne s’étouffe en ingurgitant le haricot, celui-ci est remplacé au 19ème siècle par de la porcelaine de Saxe.
La fève est porteuse d’un sens positif. En effet, elle symbolise la fécondité, comme l’œuf avec son embryon. C’est aussi le symbole de la renaissance : c’est le premier légume qui pousse au printemps et en vieillissant il donne la vie, elle est fabriquée aujourd’hui en porcelaine ou en plastique.
Pour certains, elle est un véritable objet de collection. On appelle cette pratique la fabophilie.
Je suis une fabophile, je collectionne en effet les fèves, j'aime bien les déballer pour les admire de temps à autres en général avec mes petits enfants.
Le bocal dans lequel je glisse les fèves...
Le dimanche 8 janvier, aidée de ma fille j'ai rangé le sapin, la crèche et toutes les décorations de Noël, mon appartement a donc repris son air de tous les jours... un air ordinaire.
Mais comme nous le rappelle Philippe Koloski :
« Si nous rangeons doucement les sapin et autres décorations de Noël, cela ne signifie pas que l’esprit et la joie de Noël doivent s’éteindre.
Bien plus qu’une fête ou une saison, Noël est un commencement dont la beauté doit imprégner la vie de chacun tout au long de l’année. »
Mais bien que cette lumière brille, il y a beaucoup de nébuleuse autour d'elle...
Alors souhaitons que la lumière de Noël reste avec nous tout au long de l'année, pour nous aider à supporter les vicissitudes de la vie.
(image pixabay)