Par Liviaaugustae
Pour ce 140ème Café Thé, Brigitte nous propose de conter une histoire autour de cette photo prise lors de sa visite des Lumières légendaires au Parc Bordelais.
Elle nous demandais de : brodez autour de cette photo, de raconter quel est ou était le contenu de cet écrin ?
Vous pouvez voir son blog avec un clic sur le lien suivant : https://www.unebonnenouvelleparjour.com
La photo de Brigitte
L'écrin de lumière
Un jour que je farfouillais dans les vieilles malles au grenier, je découvris dans le fond de l'une d'elles un écrin lumineux, mais...impossible de l'ouvrir.
Il paraissait fragile, mais je m'aperçus vite qu'il était au contraire très solide et résistant à mes assauts, restait hermétiquement clos !
Et pourtant, il fallait absolument que je l'ouvre, car j'avais l'étrange sensation que cet écrin était vivant et la curiosité me dévorait, je restais éveillée la nuit tandis que tel une veilleuse, l'écrin brillait sur la commode dans ma chambre.
Au petit matin, fatiguée, je m'assoupissais en cauchemardant.
« Des lutins s'échappaient de cette coquille rutilante et saccageaient tout ce sur leur passage, éperdue je m'en allais dans la nuit, tandis que ces créatures étaient à mes trousses, je ne savais pas ce qu'ils me feraient s'ils m'attrapaient ? Je savais juste qu'il fallait que je me sauve » !
Je passais mes journées à essayer d'ouvrir cet écrin, je dépérissais à vue d'œil et n'avais plus le goût pour rien d'autre, tant je voulais ouvrir ce maudit écrin !
Les jours et les nuits se succédaient sans m'apporter de solutions, comme il était superbe je ne voulais pas l'abîmer et prenais mille précautions en essayant de l'ouvrir, mais...rien à faire !
Il ne cédait pas !
Au bout d'un mois, épuisée par le manque de sommeil que me provoquait cette obsession, je décidais de l'ouvrir coûte que coûte, même si je devais le casser !
Je l'emportais donc sur la table du jardin, je m'armais d'un gros marteau et alors que je m'apprêtais à taper dessus, il s'ouvrit d'un seul coup... stupéfaite, avec le marteau toujours en l'air, j'attendais de voir ce qu'il en sortirait.
Mais rien ! Il était vide !
Et puis, brusquement il s'éteignit, il devint tout noir et fondit littéralement... ne resta de lui qu'un petit tas de cendre noir sur la table que le vent qui se leva brutalement emporta dans les airs, c'est alors que je vis une créature ailée diaphane qui s'envolait en dansant dans les rayons du soleil...
Livia
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
