Par Liviaaugustae
J'ai voulu dans cette petite historiette, intégrer les expressions avec les animaux, on se demande parfois, pourquoi ces derniers ont été mis à contribution ?
La nuit, tout les chats sont gris !
(image pixabay)
Je l'ai rencontré un soir d'hiver, ce soir-là il faisait un temps de chien et un froid de canard, et bien que je sois à cheval sur les principes, je lui rendis le sourire qu'elle m'adressa, bien mal m'en a prit car elle en profita pour engager la conversation. Elle me raconta donc qu'elle attendait quelqu'un et que ce quelqu'un lui avait posé un lapin, elle attendait depuis bientôt deux heures et avait des fourmis dans les jambes ainsi que la chair de poule, en plus elle avait le bourdon de s'être fait larguée de la sorte, et rien ne lui avait mis la puce à l'oreille, elle pensait qu'il était arrivé quelque chose à celui qu'elle attendait, car c'était un homme aimable et doux comme un agneau, il n'avait donc pu la laisser faire le pied de grue dans la rue un soir d'hiver.
Bien qu'elle me fit pitié, je regrettais déjà de lui avoir souri et de m'être arrêté, car elle avait l'air d'être bavarde comme une pie, elle ne semblait pas pourtant avoir une cervelle d'oiseau, je la croyais plutôt maligne comme un singe et rusée comme un renard, et bien qu'elle essayait de montrer patte blanche, je m'en méfiais, et je craignais, si je m'attardais, d'être fait comme un rat en tombant dans son guêpier...
Mais quand je voulus m'éloigner, elle me fit des yeux de merlan frit ou brillaient quelques larmes crocodile et là j'eus l'impression qu'elle se comportait plutôt comme un requin qui voulait avaler une proie. Il fallait que je prenne le taureau par les cornes, il fallait absolument que je m'escapade et me débarrasse de cette inconnue collante, !
Je lui souhaitais donc le bonsoir avec un sourire mi-figue mi-raisin, la laissant plantée là comme deux ronds de flan je m'éloignais rapidement.
Livia
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