Par Liviaaugustae
L'été est arrivé, l'exode vers les plages ou vers la campagne par les plus chanceux a vidé la ville.
Au cœur de cette ville presque morte, il ne reste que les « sans dents » (pour citer l'ex président) et « les gens qui ne sont rien » (pour citer le nouveau président) qui ne peuvent partir... faute de moyens.
Liviaaugustae
Soleil à travers les feuilles...
(image internet)
La sieste
Pas un seul bruit d'insecte ou d'abeille en maraude,
Tout dort sous les grands bois accablés de soleil
Où le feuillage épais tamise un jour pareil
Au velours sombre et doux des mousses d'émeraude.
Criblant le dôme obscur, Midi splendide y rôde
Et, sur mes cils mi-clos alanguis de sommeil,
De mille éclairs furtifs forme un réseau vermeil
Qui allonge et se croise à travers l'ombre chaude.
Vers la gaze de feu que trament les rayons,
Vole le frêle essaim de riches papillons
Qu'enivrent la lumière et le parfum des sèves ;
Alors mes doigts tremblants saisissent chaque fil,
Et dans les mailles d'or de ce filet subtil,
Chasseur harmonieux, j'emprisonne mes rêves.
José-Maria de Hérédia
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
