J'ai appris qu'une amie d'amis, avait été gravement brûlée par le mancenillier, elle est toujours à l'hôpital, c'est ce qui m'a donné l'idée d'écrire cet article.
Depuis notre plus jeune âge on nous met en garde contre cet arbre, une de mes tantes lorsqu'elle était gamine s'est réfugiée sous un mancenillier alors qu'il pleuvait, on la fit sortir de là assez vite, mais bien des années plus tard elle portait encore sur le cou et les bras des traces violacées des brûlures du mancenillier.
Il paraît même qu'il y aurait eu des morts dans le passé, voilà pourquoi aujourd'hui ces arbres sont signalés par des panneaux qui préviennent les touristes de leur danger.
On les trouve surtout en Grande Terre et dans les îles des Saintes, cet arbre est à fuir et si vous allez là-bas ne cueillez pas ces appétissantes petites pommes, souvenez-vous de la pomme mangée à l'aube de ce monde, cela ne nous à pas réussi !
Liviaaugustae
Un Mancenillier en Guadeloupe
Hippomane mancinella, le mancenillier, est un arbre très toxique de la famille des Euphorbiaceae des régions équatoriales d'Amérique dans les sols secs et sableux.
Le terme de « mancenillier » dérive de l'espagnol manzanilla qui signifie « petite pomme », en raison de la forme de son fruit. Les premiers colons qui découvrirent cet arbre et sa toxicité le surnommèrent « arbre de la mort » (árbol de la muerte).
Ce petit arbre de 5 à 10 m de haut (jusqu'à 25 m en situation abritée), possède le port d'un poirier et une écorce grise assez lisse. Blessé, il produit une sève blanchâtre extrêmement toxique.
Ses feuilles sont luisantes, ovales à ellipiques, de 3 à 20 cm de long. Leur base est arrondie, tronquée à subcordée. Le pétiole de 5-12 cm porte une grosse glande rouge à l'apex.
C'est un arbre monoïque, portant sur un épi (de 4-15 cm) à la fois des fleurs mâles vers l'apex en groupe de 3-5 et des fleurs femelles globuleuses dans les aisselles des bractées inférieures.
La floraison a lieu en février-mars puis en août-novembre.
Le fruit est une drupe de 3 cm de diamètre ressemblant à une petite pomme verte. Ce fruit très toxique exhale pourtant une odeur agréable de citron et pomme reinette.
Le mancenillier pousse sur le littoral sableux. On le trouve donc généralement à proximité des plages. Il est présent dans toutes régions sèches et chaudes d'Amérique tropicale: Mexique, Floride, Amérique centrale, Antilles et Nord de l'Amérique du sud. Dans l'Outre-mer français, on le retrouve communément en Guadeloupe et en Martinique.
Le latex de cette euphorbiacée est très toxique, il déclenche par simple contact avec la peau ou les muqueuses, une réaction inflammatoire intense. Toutes les parties sont empoisonnées mais la quantité de latex peut varier suivant les saisons. Même le bois est toxique et les bûcherons qui abattent l'arbre et les menuisiers qui le travaillent doivent prendre de grandes précautions.
Comme on peut le constater les brûlures sont terribles et surtout très douloureuses...
Le simple contact cutané avec les feuilles, le fruit ou la sève peut provoquer des dermatites bulleuses sévères, parfois purpuriques.
En général, les gens qui mordent dans la "pomme" la recrachent aussitôt en raison de son goût très âcre. Mais s'ils avalent la bouchée, les conséquences peuvent être très graves.
Mordre le fruit entraîne des brûlures intenses, un gonflement des lèvres, la tuméfaction de la langue qui se couvre de cloques. Toute la muqueuse de la cavité buccale se détache ensuite par larges plaques. Les œdèmes pharyngés peuvent nécessiter une trachéotomie. L'intoxication s'accompagne d'une chute de la tension artérielle et d'un choc. Les conséquences peuvent être fatales.
En cas de pluie, il convient de ne pas s'abriter sous l'arbre, car l'eau ruisselant des feuilles se charge d'éléments toxiques. C'est pourquoi il est conseillé de ne pas faire la sieste sous l'arbre.
Enfin si le pollen emporté par le vent se colle sur la peau, il peut aussi causer de douloureuses dermatites.
Des cas de conjonctivite ont été signalés pour des personnes s'étant assises sous l'arbre.
(texte et images wikipédia)