Portrait de Jean-Jacques Rousseau (1753)
Quentin de La Tour
Le 28 juin 1712, Jean-Jacques Rousseau naît à Genève. A 16 ans il rencontre Madame de Warens, il s'installe chez elle aux Charmettes, près de Chambéry.
Elle tente de l'intéresser aux plantes médicinales et aux promenades botaniques. En vain, il s'en détourne, mais plus tard il s'en souviendra dans ses « Confessions ».
En 1762, après la condamnation par le Parlement de Paris de son ouvrage « Emile ou de l'Education », jugés impies et dangereux, il retourne en Suisse et développe où il va développer véritablement in intérêt pour la botanique.
Le 1er août 1765, dans une lettre adressée à Monsieur Devernois, il écrit : « Je raffole de la botanique : cela ne fais qu'empirer tous les jours, je n'ai plus que du foin dans la tête, je vais devenir plante moi-même un de ces matins, et je prends déjà racine... ».
Rousseau herborisant à Ermenonville
Georges Friedrich
C'est dans le canton de Berne qu'il va constituer son premier herbier.
En 1766, Rousseau quitte la Suisse pour l'Angleterre, où il rencontre la Duchesse de Portland, férue de botanique, qui l'aide à compléter sa collection de plantes et avec qui il entretiendra une longue correspondance botanique.
Il se piqua aussi de composer et surtout de critiquer le pauvre Rameau et à travers lui Versailles et ses occupants dans ce que l'on a appeler « la querelle des bouffons », ce fut un éreintement de Rameau qui en mourut.
Musique de la mélodie « Avril » sur un poème de Rémy Belleau
(Si Rameau a passé à la postérité pour les œuvres musicales qu'il a laissé, Rousseau et Belleau à ma connaissance, ne sont pas reconnu dans le monde musical !)
De retour en France en 1767, il se voit offrir un herbier composé de plus de 2.000 plantes étrangères et rares. Louis XVI malgré sa condamnation, ne lui en veut point, l'autorise à herboriser dans les jardins de Versailles, de Vincennes et de Saint-Cloud.
De 1771 à 1775 entre la publication de lettres sur la botanique et la rédaction d'une introduction à un dictionnaire sur ce sujet, il réalise des herbiers portatifs qu'il va vendre. S'ensuit une écriture inachevée de ses « Rêveries du promeneur solitaire » entre 1776 et 1778.
La fameuse rêverie !
(Qu'il est de bon ton d'adôôôrer aujourd'hui!, ce livre, je l'avoue m'a rasé !)
Le 20 mai 1778, quelques semaines avant sa mort, Rousseau s'installe à Ermenonville. Il ramasse en forêt et autour de l'abbaye royale de Chaalis des plantes et des fleurs.
Un de ses derniers herbiers est conservé au Musée de Fontaine-Chaalis.
(Images wikipédia)